Officiellement lancée lundi dernier, la commémoration du Centre des Nations Unies pour les droits de l’homme et la démocratie en Afrique centrale referme ses rideaux au ministère des Relations Extérieures.

Par Martin Ndong
Promouvoir et protéger les droits de l’homme et la démocratie en Afrique centrale… Tel est le mandat qui lui sera assigné dès sa mise sur pied en mars 2001, par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme. Après plus d’une vingtaine d’années d’exercice, le Centre des Nations Unies pour les droits de l’homme et la démocratie en Afrique centrale (CNUDHD-AC) a souhaité marquer un temp d’arrêt, pour commémorer son 20e anniversaire, sur la période de 2001 à 2021. C’est sous le patronage du ministre des Relations Extérieures qu’a officiellement démarré lundi, les activités marquant cette célébration à Yaoundé, ville qui abrite son siège.
Durant 20 ans, le Centre des Nations Unies pour les droits de l’homme et la démocratie en Afrique centrale s’attèle à veiller à l’effectivité des droits de l’homme et de la démocratie, notamment à travers la surveillance, le renforcement des capacités, le plaidoyer, le dialogue, la prévention, l’assistance technique et les services consultatifs fournis à l’ensemble des acteurs, y compris les gouvernements, les commissions électorales etc.
Le Centre des Nations Unies pour les droits de l’homme et la démocratie en Afrique centrale, c’est plusieurs actions menées dans le renforcement des capacités des organes juridiques des Etats de la sous-région. La mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD), en travaillant à l’intégration de l’approche basée sur les droits de l’homme, les principes de ne laisser personne pour compte et d’assurer l’égalité de genre dans l’analyse, la planification/programmation, la mise en œuvre et le suivi-évaluation des plans-cadre de coopération des Nations Unies pour le développement durable. La sensibilisation et le renforcement des capacités sur les principes de la gouvernance démocratique, en renforçant notamment sa coopération avec les institutions de gestion des élections pour garantir des processus électoraux démocratiques et respectueux des droits de l’homme dans la sous-région, entre autres.
Cependant, de nouveaux défis l’interpellent. Il s’agit notamment des questions des droits de l’homme qui se posent à travers divers types d’insécurité liés aux crises et conflits armés, au terrorisme, aux violences électorales, pour ne citer que ceux-là. Cette commémoration offre donc, non seulement l’occasion de mobiliser les principaux acteurs en vue de passer en revue la contribution du Centre en appui aux efforts multiformes des Etats. Mais aussi, d’exhorter les Etats et autres partenaires à renouveler leur engagement pour les droits de l’homme et la démocratie comme piliers essentiels pour la paix, la sécurité et le développement inclusif et durable en Afrique centrale.
Dès lors, elle vise à plaider en faveur du renforcement de la mission et des moyens d’action du centre, notamment à travers l’adoption de la Déclaration de Yaoundé ; encourager les Etats et autres acteurs non-étatiques à s’engager de manière concrète à réaliser des progrès spécifiques en matière de droits de l’homme. Mais également examiner les défis actuels et les perspectives en termes d’opportunités de renforcement de la coopération autour des questions des droits de l’homme et de démocratie dans le contexte de la mise en œuvre de l’action pour les droits de l’homme du secrétaire général de l’ONU, entre autres.
Plusieurs échanges ont meuble cette première journée. Lesquels se poursuivent ce jour et prendront fin au ministère des Relations extérieures. Soulignons que cette commémoration entre dans le cadre du 75ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme prévu le 10 décembre prochain.



