Cité Sic-Douala : Drame à la piscine semi-olympique

Un individu y a perdu la vie mardi dernier lors d’une baignade. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes de son décès.


Par Pulchérie Maylis Nsia


À la suite du drame survenu mardi dernier à la piscine semi-olympique de la Cité Sic Bassa (dans le cinquième arrondissement de la ville de Douala), l’ambiance demeure morose sur les lieux. Ce 6 février 2025, des habitués se présentent, seuls ou en petits groupes, ignorant encore la tragédie qui s’est déroulée. Très vite, la curiosité s’éveille ; les regards se tournent vers la note d’information affichée à l’entrée principale par la direction. Elle informe les clients que l’espace nautique est momentanément fermé. Un jeune passant lâche alors : « Un nageur est mort ». Surpris, ils repartent, soulevant de nombreuses questions sur les circonstances de ce drame.

Entrée de la piscine semi-olympique de la Cité SIC.

Selon les premiers éléments fournis par la Brigade de recherche de la Cité Sic, Jacques Ndjeng, la victime, était un habitué des lieux. Ce jour-là, il est arrivé en état d’ébriété. Après avoir rangé ses affaires, il s’est jeté dans l’eau et en est ressorti à deux reprises. Lors de son troisième plongeon, le maître-nageur a constaté qu’il ne remontait pas à la surface. Inquiet, il s’est précipité pour le secourir. Après l’avoir repêché et allongé au bord du bassin, des compressions thoraciques ont été effectuées. Jacques Ndjeng a alors rejeté de l’eau et le contenu de son estomac avant de succomber quelques instants plus tard.

Alertés, des éléments de la Brigade de recherche de la Cité Sic, chapeautés par le commandant, se sont  rendus sur les lieux. Un médecin légiste de l’hôpital de la Cité Sic, contacté par le commandant, a rejoint l’équipe pour constater le décès. Une enquête a été ouverte et le corps de la victime a été transporté à la morgue de l’hôpital de Deido, où il a été mis sous scellé en attendant les conclusions de l’enquête.

D’après les témoignages des riverains, Jacques Ndjeng était un fils du quartier. Ceux qui le connaissaient bien ont confié qu’il était un nageur talentueux, apprécié pour sa passion. Cependant, il était aussi connu pour ses dérives liées à l’alcool et aux stupéfiants. On rapporte également qu’il se serait promené dans le quartier ce jour-là avec un pilon en main, menaçant et insultant tout le monde sur son passage. Certains voisins ont même précisé qu’il avait prédit qu’il partirait avant eux.