C’était lors d’un séminaire de renforcement des capacités qui s’est tenu du 12 au 15 février dernier à Yaoundé.
Par Sintia Dounang
Du 12 au 15 février 2024, des femmes de la coordination de luttes féministes du Comité pour l’abolition des dettes illégitimes (Catdm)-Afrique se sont réunies à Yaoundé. C’était pour un séminaire de renforcement des capacités, autour des questions de dettes, du foncier et des changements climatiques.
En effet, la problématique liée aux effets du changement climatique est une difficulté laquelle font face de nombreuses femmes africaines, malgré que l’Afrique émet moins de 4% de gaz à effet de serre. Selon un rapport du Conseil économique, social et environnemental sur proposition de la délégation aux droits des femmes et à l’égalité intitulé inégalités de genre, crise climatique et transition écologique en Afrique, le changement climatique a d’autant plus des conséquences sociales : « la pauvreté engendrée par la sécheresse et les inondations seraient à la cause directe de 30 à 40% des mariages précoces ou forcées au Malawi, les familles ne trouvant parfois d’autres choix que de vendre ou marier leurs filles pour survivre », relate-t-il.
Il s’agissait donc, pour ces femmes, venues d’Afrique et d’Europe, de procéder à un partage d’expériences, sur le thème : « Femmes, leadership féminin, dettes, changements climatiques et extractivisme : enjeux et perspectives ». « Nous sommes venues apprendre des autres femmes, comment elles gèrent les difficultés dans leurs pays. Ce partage d’expérience nous permet de nous approprier d’autres méthodes pour les adapter à notre contexte », précise une participante venue du Gabon.
Outre le changement climatique, d’autres difficultés auxquelles les femmes font face et qui ont également fait l’objet des discussions sont celles de l’accès à la terre, la question foncière, le problème sécuritaire et sanitaire, la question de la dette.



