Par Georges Alain Boyomo
Ivre de ses contradictions si caractéristiques, Yaoundé paraît avoir la gueule de bois en ce mois de juillet 2022. Entre les gouttelettes évasives de pluie, les rayons de soleil furtifs et le froid grimaçant, le temps sur la capitale est sur courant alternatif.
Liés par l’Histoire et la Culture, la relation Cameroun-France d’alors, n’est certes pas à l’orage, mais est marquée par des incidents…diplomatiques. Le moindre n’étant pas cette retentissante « apostrophe » du célèbre activiste Calibri Calibro à Emmanuel Macron, le 22 février 2022, au Salon de l’agriculture de Paris sur un certain «génocide au Cameroun», et la réponse aussi cinglante que condescendante du président français à l’égard de son homologue camerounais.
Fier comme un coq et sur son 31 de Jupiter, Emmanuel Macron débarque dans ce contexte à Yaoundé pour une audience avec Paul Biya. C’est connu, le lion, particulièrement celui du Palais d’Etoudi, n’est jamais aussi redoutable et carnassier que lorsqu’on le croit repu et assoupi.
Le 26 juillet 2022 au palais de l’Unité, c’est donc une espèce de finale Cameroun # France. Un match-couperet entre l’exubérance et l’expérience. Un face-à-face entre la ruse machiavélique et une fierté toute énarque.
Quatre journalistes, deux Camerounais et deux Français, sont à l’abordage, dans une salle où se sont pressés la famille présidentielle, en première ligne Chantal Biya, la suite officielle du président français, le Premier ministre, Joseph Dion Ngute et des membres du gouvernement.
Cette conférence de presse auréolée de saillies déjantées et de mises au point tranchées a été un grand moment de clarifications de la relation Cameroun – France. L’invitation et la présence du président Paul Biya à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris ce 26 juillet 2024 s’inscrivent sans doute dans cette sérénité retrouvée.
“Le 26 juillet 2022 au palais de l’Unité, c’est donc une espèce de finale Cameroun #France. Un match-couperet entre l’exubérance et l’expérience. Un face-à-face entre la ruse machiavélique et une fierté toute énarque.”



