En prélude à la présentation publique de ce projet qui a lieu ce jour, les journalistes ont été mis dans le bain du projet hier 28 octobre au Musée national.
Par Alain Ndanga
Après plus de quatre ans d’annonce, l’exposition, « Il était une fois la naissance du Staat Kamerun 1884-1914 », arrive enfin au Cameroun. Le vernissage aura lieu ce 29 octobre. Installée dans la galerie du Musée national, l’expo sera visitée jusqu’au 28 février prochain.
Organisateurs, curateurs, autorités publiques de la partie camerounaise et allemande sont face à la presse hier 28 octobre. Il est question de mettre les hommes de médias au même niveau d’informations et de compréhension du projet. Le panel devant affronter les questions de journalistes est constitué du représentant du ministre des Arts et de la Culture (Minac), Blaise Nkené, par ailleurs secrétaire général du Minac ; l’ambassadrice de la République fédérale d’Allemagne au Cameroun, Corinna Fricke ; la directrice de l’institut Goethe Kamerun, Thekla Worch- Ambara ; le directeur du Musée national, Hugues Heumen ; la présidente de Doual’art, Marilyn Douala Manga Bell ; la curatrice de l’expo, Chantal Edie Ntube. La modération est assurée par le conseiller technique No1 au Minac, Armand Abanda Maye.
En saluant l’initiative, le secrétaire général du Minac a lancé le bal des prises de parole. Il est question pour les orateurs de préciser dans quel cadre et comment l’exposition arrive au Cameroun pour être installée au Musée national. D’après Marilyn Douala Manga Bell, tout est parti d’une rencontre en 2018 au Musée de Hambourg en Allemagne. La mémoire de Rudolph Douala Manga Bell y a été installée. Marilyn a donc lancé le plaidoyer qu’elle arrive au Cameroun et qu’elle soit dans la continuité du projet Staat Kamerun qui fait le tour des établissements scolaires de Douala à l’effet de mieux connaître une partie de l’histoire du Cameroun. S’en est donc suivie une collaboration entre le Cameroun et l’Allemagne avec une collection variée et diverse d’objets et artefacts venant des musées de l’Allemagne et du Cameroun. Une dizaine d’artistes y apportent leurs touches en travaillant autour de huit thèmes tels que le rapprochement entre les nations, la résistance, l’héroïsme et collectivité, l’identité et conscience collective, … ; Une formation en médiation culturelle. Les artistes sont : Alice Christel Penda – Alioum Moussa – Bienvenue Fotso – Chantal Edie et Zacharie Ngnogue – Hervé Yamguen – Jean David Nkot – Muriel Same Ekobo – Ruth Ethel Tawe- Salifou Lindou – Son Gweha – Tanka Fonta.

Ce projet propose une exposition d’envergure nationale ; apporte une contribution à la création d’une mémoire collective du Cameroun contemporain et de son histoire depuis la période coloniale allemande ; ouvre un grand dialogue inclusif sur le passé, le présent et le futur à travers une participation collective et à l’exploration d’un nouveau Cameroun contemporain ; contribuer à un dialogue camerounais- allemand sur l’histoire commune. Il est initié par le Musée national du Cameroun, doual’art et le Goethe-Institut en collaboration étroite avec le Markk de Hambourg, avec le soutien du Ministère des Affaires étrangères d’Allemagne et de Pain pour le Monde. La cible est constituée d’élèves du secondaire et étudiants, jeunes adultes, le milieu professionnel (entreprises, corporations), les responsables et autorités nationales et locales, ainsi que les institutions et organisations nationales et internationales.
En l’absence des co-curateurs Billy Fowo et Yvon Langué, Chantal Edie Ntube a fait le parcours de l’exposition aux journalistes pour qu’ils donnent à leur tour un avant-goût au public.



