Après trois échecs au probatoire, le jeune homme de 23 ans compte parmi les lauréats de la session 2026 du baccalauréat de l’enseignement secondaire général, série D.
Par Arnaud Kuipo

« Ma toute première réaction lorsque j’ai vu le résultat s’afficher était d’avoir un grand souffle, de respirer fortement ». Ces mots sont de Bryan Tchoumba, désormais bachelier. Candidat de la Fondation bilingue des établissements scolaires La grâce de Tchetgna à Yaoundé, il obtient son résultat à l’examen du baccalauréat de l’Enseignement secondaire général (Esg) série D, au lieu où il effectue son stage dans les assurances. Ce 15 juillet 2026 est un jour spécial pour lui. Il marque la fin d’un parcours jonché de difficultés. La toute première personne informée de la bonne nouvelle ? Sa mère, « bien évidemment ». À 23 ans, l’aîné de sa maman, peut savourer ce sentiment de paix qui l’anime après l’obtention de son résultat. Normal, car ce ne fut pas facile.
Le parcours de Bryan est celui d’une résilience à toute épreuve. Avant de décrocher ce diplôme, le jeune homme a dû affronter un véritable chemin de croix académique : trois échecs successifs au probatoire. C’est la quatrième tentative qui lui sourit. « C’est vrai qu’à un moment, oui, j’ai pensé à abandonner, parce que je me demandais : « qu’est-ce qui ne marche pas » », confesse-t-il.
Dans cette tempête, une figure salvatrice émerge : sa tante. Elle a cru en lui. Cette dernière lui offre un précieux soutien qui lui permet de se concentrer sur l’école. Elle lui montre ce qu’il a à gagner ou à perdre à travers l’école. « (…) j’ai décidé de prioriser ce qui était important pour moi et de ne pas trop me focaliser sur les inutilités, ce qui allait me détourner de mon objectif », confie cet habitant de Mbalngon.
Cette année de terminale D n’a pourtant pas été un long fleuve tranquille. Bryan pointe du doigt certains enseignants désintéressés, qui « venaient juste pour leur argent. Du coup, cela ne nous permettait pas de pouvoir bien assimiler les leçons ». Loin de se résigner, le candidat s’organise. Avec quelques camarades, il forme un groupe de travail, sollicitant les enseignants disponibles. Sa recette du succès tient en plusieurs piliers : priorité aux études, travail, concentration et humilité. « Même lorsqu’on connaît, il ne faut pas toujours montrer qu’on connaît », lâche-t-il.
Aujourd’hui bachelier, l’avenir s’ouvre à lui. S’il hésite encore entre la médecine, l’ingénierie et la cybersécurité, une chose est certaine : Bryan Tchoumba pourra s’inspirer de ce parcours pour affronter les futurs obstacles qui se dresseront sur son chemin vers le succès.



