La conférence de presse du 16 décembre dernier a permis à cet artiste d’expliquer son art et de présenter le programme des festivités.
Par Marielle Ongono

Face aux journalistes, l’artiste performeur a décrit son art, sa carrière et ses ambitions après cette célébration du 16 au 19 décembre. Au départ, Christian Etongo s’intéresse à la danse, au théâtre, à la peinture et à la comédie. Sa performance est le fruit d’une accumulation d’expériences et de disciplines qui ont façonné un style singulier. L’artiste reconnaît d’ailleurs qu’il n’avait pas, au départ, conscience de pratiquer la performance. C’est à travers ses rencontres, ses expérimentations et le dialogue avec d’autres créateurs qu’il a progressivement pris la mesure de cet art. Aujourd’hui, son œuvre bénéficie d’une reconnaissance académique internationale. « Mon travail est étudié dans plusieurs universités, notamment à l’université du Cap, à Cape Town, à l’université de Berlin, à celle de Bergen en Norvège, ainsi qu’à l’Institut des beaux-arts de Foumban et à l’université de Yaoundé I », a-t-il confié. L’artiste rappelle que son plus grand diplôme reste le Certificat d’études primaires obtenu en 1983, à l’âge de 11 ans. « Voir son travail enseigné à l’université quand on n’a pas suivi un parcours académique classique, c’est une victoire », souligne-t-il.
Après avoir parcouru près d’une trentaine de pays à travers le monde et multiplié les performances sur les scènes internationales, Christian Etongo dit avoir ressenti, il y a deux ans, le besoin de s’arrêter et de s’interroger sur la suite de sa trajectoire. Il ambitionne ainsi de perpétuer la transmission au-delà des centaines d’étudiants ayant déjà été impactés. Le programme prévoit ainsi : vernissage d’exposition, performance collective, coupure du gâteau, concert à AfroTopos (Mballa 2), table ronde, performance, grand show.
L’art performance se distingue par des œuvres qui ne se répètent jamais à l’identique. Chaque prestation est une expérience irréversible, inscrite dans l’instant.



