Appui à la presse : L’enveloppe en hausse, mais toujours insuffisante

Rebara Habra 

Où est passé le Fonds  développement des médias? 

 

48 entreprises de presse écrite et quatre organes de presse en ligne sont concernés par l’examen de l’appui institutionnel de l’État à la presse privée. Les critères portent notamment sur la déclaration du personnel à la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps), le respect des obligations fiscales et la sécurisation des emplois à travers des contrats de travail.

Pour cette année, l’enveloppe s’élève à 112 millions Fcfa. Une hausse par rapport à l’exercice précédent qui ne suffit toutefois pas à dissiper les inquiétudes des professionnels. « Dans le contexte économique actuel, aucun franc n’est de trop. Mais cela ne nous empêche pas de dire que l’enveloppe reste insuffisante. Lorsqu’on compare avec des pays de niveau économique comparable, notamment la Côte d’Ivoire, où les médias bénéficient d’un appui pouvant atteindre 40 millions Fcfa par organe de presse, l’écart est considérable », relève Janvier Njikam, représentant de la presse en ligne au sein de cette commission.

Parmi les assouplissements retenus figure également la prise en compte des journaux diffusés en version numérique (PDF) ou via des kiosques électroniques. En parallèle, le projet de création d’un fonds de développement des médias privés, envisagé depuis les États généraux de la communication de 2012, pourrait permettre des financements plus conséquents aux entreprises de presse.

« Avec ce fonds, il ne s’agirait plus d’accorder seulement quelques centaines de milliers ou quelques millions Fcfa à un organe de presse. On pourrait envisager des financements de 5, 7 ou 8 millions Fcfa. C’est ce qui pourrait avoir davantage d’impact », ajoute-t-il.