Sous-officier de l’armée camerounaise, ce passionné de la musique et des danses patrimoniales qui a déjà mis un album sur le marché discographique, prépare son deuxième album.

Par Blaise Djouokep
Il n’a fallu qu’un « single » pour le mettre au-devant de la scène. Pour un coup d’essai, Anaba Josué Landry n’est pas loin d’avoir fait un coup de maître. De son nom d’artiste La F le Sao, l’artiste musicien, auteur de la chanson à succès « Sentimental au pas » connait un début de carrière satisfaisant auquel rien ne prédisait. Josué Landry débute sa carrière musicale en 1998. Le natif de Nanga-Eboko se bat tant bien que mal à trouver sa voie dans ce monde du show-biz. Entre 2007 et 2011, il construit progressivement sa carrière dans diverses villes. D’abord à Yaoundé, puis à Douala, à Njombé et Mbalmayo.
C’est alors qu’il répond, en 2011, à sa seconde passion, l’armée. Lorsqu’il rejoint l’armée, sa carrière musicale prend un coup. Mais, il ne se décourage pour autant pas. Entre les diverses missions qu’il effectue pour la défense de la patrie, il parvient à sortir son premier single. « Après avoir rejoint l’armée, je lance ma carrière solo en 2012. La même année, je mets sur le marché discographique mon premier single avec le concours de Dj Kessy qui m’a toujours accompagné depuis mes tout débuts. Un an plus tard, en 2013, j’annonce la sortie de son premier album. « Changer le pas », en est le titre phare. Dans cet album, je rends hommage aux Forces de défense et de Sécurité tombés sur le champ de guerre à travers le titre « Une minute de silence en hommage à nos valeureux soldats ». « Donne ma part » est un autre titre de cet album. En 2020, je révise le vidéogramme du titre « Au pas » que je rebaptise cette fois-ci « sentimental au pas », raconte celui qui aime à se faire appeler le Zangaléwa de l’armée camerounaise
Celui qui a fait ses débuts dans la musique par le Rap s’est reconverti dans les rythmes folkloriques l’Afrobeat, et surtout le Mbolé sont les rythmes musicaux par lesquels il fait danser ses fans et les mélomanes La F Le Sao se considère comme « le Zangaléwa de la nouvelle génération » « Ma musique, c’est pour donner le moral aux troupes, pour les booster, pour faire danser autant les civils que les militaires, j’aimerais que tout le monde trouve en ma musique, l’inspiration, la force nécessaire pour surmonter les moments difficiles, la dose d’énergie nécessaire pour les booster », espère-t-il. Malgré les difficultés au regard des contraintes que demandent autant l’armée que la musique, le sous-officier de l’armée de l’air camerounaise veut continuer de progresser dans ses deux passions. Il annonce d’ailleurs la sortie de son second album.



