Affiche du weekend : Nda chi en deux dates

Le chanteur est en concert ce soir à l’Ifc de Yaoundé et demain au Centre culturel Ubuntu.


Par Alain Ndanga


Nda Chi sait quelles sont ses responsabilités quant à donner un nouveau souffle à la musique camerounaise. Il travaille dur et très dur pour garder tout le bien que le pays pense de lui. Sollicité de part et d’autre pour le coaching vocal, l’héritier de Wes Madiko ne lâche pas la scène.

La ville de Yaoundé l’attend dès ce soir à l’Institut français du Cameroun (Ifc) et demain au Centre culturel Ubuntu de Ruben Binam. Son spectacle intitulé « Men shí, littéralement enfant de Dieu», est soutenu par l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) et l’Institut français du Cameroun (Ifc). Le spectacle n’est que l’aboutissement de la restitution de trois mois de travail sans relâche, entre la résidence de création à Douala et à Yaoundé soutenue par L’Oif et par l’Ifc ; et les répétitions avec l’orchestre.

Il sera accompagné sur scène par Charles Ntheppe à la batterie, Andy Mvogo aux claviers, Patrick Peka et Louis Mendel à la guitare, Ismaël Samaah à la basse, Jérôme Langoul. L’on a également le directeur créatif et danseur, Marley Tsamayem ; le chorégraphe et danseur Babila Will ; Nda Chi lui-même à la direction artistique, au lead vocal,  à la chorégraphe et aux percussions. L’orientation de l’artiste de renommée internationale, Blick Bassy, a été déterminante à la direction artistique. Divine Verkijika s’est occupé du au management. 

Le show est construit en quatre actes : l’éveil avec les chansons telles que Yayato (une chanson d’accueil chaleureux, invitant le public à entrer dans l’univers du spectacle), l’extrait de « Africa » d’Ismaël Lô, Alkebulan, une célébration de l’identité africaine, posant les fondations de la quête spirituelle et culturelle. L’acte 2 (la quête)  avec des titres tels que Shí, Landa, I Need a Victory, entre autres. C’est près de 20 chansons tirées en majorité de son riche répertoire.

Nda Chi est plus artiste. Il utilise la musique comme médium pour renforcer les humanités et montrer aux âmes perdues que tout est encore possible, et à ceux qui se limitent à l’excellence qu’on peut atteindre la perfection. Il le dit si bien avec ses mots. Son spectacle Men Shí est un « pont entre les mondes, une odyssée artistique transcendantale ». Il embarque les mélomanes et les citoyens du monde pour « un voyage initiatique au cœur de l’Afrique et de l’âme humaine et guidés par sa musique inspirante. « Men Shí dans sa langue maternelle (neghapelong) est une expérience immersive qui mêle musique, danse et arts visuels pour explorer les thèmes de l’identité, de la spiritualité et de la transcendance.