Rebara Habra
Promesse d’emploi, portes verrouillées. Trois mois derrière les murs d’une maison isolée, c’est le sort qu’auraient connu huit ressortissants congolais, récemment libérés à l’issue d’une opération menée par des éléments de la Légion de gendarmerie du Centre. Les victimes, dont sept ressortissants de la République démocratique du Congo (Rdc) et un du Congo-Brazzaville, étaient retenues dans une maison située à Mbangapongo, dans le secteur d’Ekoumdoum, à Yaoundé.
Selon les premiers éléments de l’enquête, leur arrivée au Cameroun aurait été motivée par une promesse d’emploi rémunéré à 250 000 Fcfa par mois. Mais une fois sur place, le scénario aurait pris une autre tournure. Les passeports des victimes auraient été confisqués, les privant ainsi de leurs moyens de circulation et de leurs documents d’identité.
Le mécanisme présumé mis en place par leurs ravisseurs aurait ensuite consisté à contraindre chaque victime à faire venir un autre compatriote. La promesse de retrouver sa liberté aurait ainsi été conditionnée à l’arrivée d’une nouvelle personne dans la maison. Au total, quinze ressortissants congolais auraient été regroupés dans cette habitation.
La gendarmerie a finalement procédé à la libération de huit d’entre eux. Les sept autres personnes qui auraient été impliquées dans ce réseau sont actuellement recherchées.
Après leur audition par les enquêteurs, les huit victimes devraient être confiées aux services des Affaires sociales. Leur prise en charge devrait notamment permettre d’évaluer leur situation après ces semaines passées dans des conditions qui restent à préciser. L’enquête se poursuit afin d’établir les responsabilités et de déterminer les circonstances exactes dans lesquelles ces ressortissants étrangers ont été conduits jusqu’à cette maison de Mbangapongo.



