Le président du parti a clarifié la situation au cours d’un point de presse relatif au 1er congrès ordinaire du Pcrn, prévu du 15 au 17 décembre 2023 à Kribi.
Par Cyril Essissima

« Le Pcrn n’est absolument pas en otage ». « Il n’y a, entre les pères fondateurs et moi-même, aucun problème. » Ces clarifications sont de Cabral Libii, président du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (Pcrn), qui démentait ainsi la rumeur selon laquelle il y aurait un brouillage entre lui et Robert Kona et Albert Fleury Massardine, les pères fondateurs du parti.
Le député était face à la presse dans le cadre des préparatifs du 1er congrès ordinaire du Pcrn, prévu du 15 au 17 décembre 2023 à Kribi. Il est abondamment revenu sur le congrès de Guidiguis (Extrême-Nord), tenu mai 2019 et à l’issue duquel il a été élu, ceci « en totale conformité avec les statuts ». Le parlementaire prend pour preuve l’apposition de sa signature en vue de l’investiture du président sortant (Robert Kona, ndlr) comme candidat aux élections législatives dans la circonscription du Mayo Danay-Sud. « Si je n’en étais pas le président, comment aurais-je pu investir le président sortant ? S’il ne m’avait pas fait confiance, comment m’aurait-il laissé, moi, l’inscrire aux élections ? », justifie Cabral Libii. C’est aussi fort de son statut de président qu’il dit avoir convoqué le 1er congrès extraordinaire de Ngaoundéré en 2022. « J’avais à ma droite le président sortant, papa Kona Robert et à ma gauche le secrétaire général, Albert Fleury Massardine. Et ensemble, nous avons signé le communiqué final. Nous avons paraphé les nouveaux statuts, le nouveau règlement intérieur, le nouvel observatoire électoral du parti…», se souvient le président du Pcrn.
Cabral Libii trouve également absurde la rumeur de la rupture de la communication téléphonique entre les pères fondateurs du Pcrn et lui depuis 3 ans. Et de s’interroger, « comment aurais-je pu être assis au milieu de deux personnes il y a moins d’un an, alors qu’on ne s’est pas parlé depuis 3 ans ? » Autre preuve pour taire la polémique, Boubakari Massardine, l’un des fils d’un des pères fondateurs, présent dans la salle de conférence, se lève et acquiesce de ce que les rapports entre son géniteur et le président national du Pcrn son bons.
S’agissant du congrès de décembre prochain, le président du Pcrn le lie fortement aux échéances électorales de 2025 (présidentielle, législatives et municipales). C’est « l’occasion pour nous, d’affiner les préparatifs des combats électoraux à venir, en examinant nos textes et en évaluant la technostructure de notre parti. Ces différents travaux nous orienteront, pour un meilleur positionnement, face aux enjeux politiques imminents », se projette Cabral Libii, tout en gardant ses deux principaux leitmotivs : le « fédéralisme communautaire » et « un Cameroun qui protège et libère les énergies ».
Les Camerounais sont alors invités à plus d’implication dans le processus électoral pour entamer « le redressement de ce pays » en faisant tomber le régime gouvernant. « Nous devons nous inscrire massivement sur les listes électorales, nous devons voter massivement, nous devons surveiller massivement nos votes. Devant notre vigilance collective, la corruption n’aura pas d’autre choix que de reculer et de libérer l’énergie électorale. L’énergie du changement », martèle-t-il. A noter qu’Elecam reprend les inscriptions sur les listes du 3 janvier au 31 août 2024.
Il faut dire que ce congrès qui coïncide avec le 20e anniversaire du Pcrn sera un moment de renouvellement des instances dirigeantes de cette formation politique (élections des membres du comité directeur national et du président national).



