Axes routiers prioritaires : On fait le point dans l’Adamaoua

Le ministre des Travaux publics a présidé le 11 août 2026 à Ngaoundéré une séance de travail en présence du gouverneur et du président du Conseil régional.  

Hermine Mekou

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La rencontre organisée au terme de la visite de travail du ministre des Travaux publics (Mintp), le 11 août 2026, a permis de faire le point sur plusieurs axes routiers prioritaires et de poser les bases d’un mécanisme de suivi plus structuré du réseau routier régional. Après une journée consacrée aux activités de terrain, la rencontre a constitué un cadre d’échanges directs entre les opérationnels et les représentants de la région.

Ainsi, pour le président du Conseil régional de l’Adamaoua, Aliou Issa, la reconstruction de la section Ngaoundéré-Garoua, partie intégrante du corridor économique Douala-N’Djamena, revêt une importance stratégique pour l’Adamaoua et l’ensemble du Grand Nord. Il en a profité pour saluer l’engagement du gouvernement et l’attention portée par le chef de l’État, Paul   Biya, à la modernisation des infrastructures routières de la région. Au-delà de cette infrastructure d’importance économique établie, les échanges ont porté sur plusieurs autres itinéraires qui préoccupent les populations. Il y a par exemple la route Galim-Tignère (160 km) pour laquelle le Conseil régional a obtenu le regroupement des prestations sur l’exercice 2026, à hauteur d’un milliard Fcfa. Le ministre des Travaux publics (Mintp), Emmanuel Nganou Djoumessi, a indiqué que cette enveloppe devrait être renforcée pour permettre de poursuivre les opérations d’assainissement et de relever le niveau de service de l’itinéraire. Un autre point abordé, c’est le traitement de l’axe pont de la Mambéré-Bambari, pour lequel le Mintp a fait le choix d’une intervention progressive. Face à la demande, le Conseil régional privilégie le béton bitumineux. Sur ce, le Mintp a précisé que les travaux exécutés s’inscrivent dans une logique d’investissement progressif. La couche de base actuellement réalisée est conçue pour recevoir le béton bitumineux. Cette démarche, a-t-il expliqué, permet d’engager les travaux sans attendre la totalité des ressources à un traitement définitif.

Situation de référence

La séance de travail a également permis d’apporter des assurances sur la reprise prochaine des travaux sur l’axe Ngaoundéré-Paro. La mobilisation d’une autre entreprise pour parachever les travaux est annoncée. A cet égard, le maître d’ouvrage a demandé que les populations de Tignère soient rassurées quant à la poursuite des travaux.  Au-delà des interventions ponctuelles, Emmanuel Nganou Djoumessi a insisté auprès de ses collaborateurs sur la nécessité de disposer d’une situation de référence du réseau routier de l’Adamaoua. Renseigné à fréquence régulière, ce document devra servir d’outil commun de suivi et d’aide à la décision pour les responsables techniques et le Conseil régional. Il va également permettre de disposer d’une lecture partagée de l’état du réseau et de mieux hiérarchiser les interventions.

Cette orientation rejoint la proposition du Conseil régional de mettre en place, autour du conseiller technique Léopold Akono Ndondo, désigné comme point focal du Mintp auprès de cette région, un dispositif de suivi articulé autour du tableau de bord trimestriel de l’état physique et financier des projets. Pour le ministre des Travaux publics, cette organisation doit permettre de donner un contenu concret à la volonté de renforcer la proximité avec les collectivités territoriales et d’améliorer la réactivité dans la gestion des infrastructures routières. La séance de travail s’est clôturée par la signature du premier Livre d’or du Conseil régional de la région de l’Adamaoua par le Mintp