La deuxième édition des Journées scientifiques de l’Anpc a été consacrée à la sécurité alimentaire et à la valorisation des produits locaux.
Rebara Habra
Promouvoir l’alimentation équilibrée
La sécurité alimentaire s’impose comme l’un des principaux enjeux de la deuxième édition des journées scientifiques de l’Association des nutritionnistes professionnels du Cameroun ( Anpc). Cette deuxième édition a mis en lumière les produits locaux et les solutions susceptibles de renforcer leur valeur nutritionnelle et leur commercialisation.
L’accent a été notamment mis sur le Made in Cameroon. L’objectif est de rapprocher producteurs, nutritionnistes et chercheurs afin d’améliorer la qualité nutritionnelle des produits issus des fermes locales. La démarche vise également à accompagner les producteurs dans des domaines essentiels comme la conservation, l’étiquetage et la commercialisation. « On peut faire les bonnes choses au Cameroun, mais on ne sait pas toujours comment les valoriser », relève la présidente de l’Anpc, Choudine Awoumou. D’où la nécessité, selon elle, de mieux accompagner les producteurs afin que les aliments locaux puissent trouver leur place sur les marchés et contribuer davantage à la sécurité alimentaire.
Au-delà de la valorisation des produits locaux, les échanges ont également porté sur les difficultés qui entravent le développement de la nutrition au Cameroun. Parmi elles, l’éducation nutritionnelle occupe une place centrale.
Pour l’association, les populations doivent être davantage informées sur les bonnes pratiques alimentaires et sur l’importance d’une alimentation équilibrée. Un déficit de connaissances qui peut avoir des conséquences directes sur la santé des populations. Autre problème soulevé :« la faible utilisation des compétences disponibles. Des professionnels sont formés dans le domaine de la nutrition et de la diététique, mais ne sont pas toujours affectés ou employés dans les secteurs où leur expertise pourrait être utile », a indiqué la présidente de l’Anpc. « Le potentiel est là, mais il n’est pas utilisé », a t-elle déploré. Une situation qui, selon elle, crée un décalage entre les compétences disponibles et les besoins réels de la population.
Cette deuxième édition entend ainsi ouvrir un espace de réflexion sur les moyens de mieux exploiter les ressources locales et les compétences nationales. Entre promotion du Made in Cameroon, éducation nutritionnelle et meilleure intégration des professionnels, les organisateurs veulent faire de la nutrition un levier concret de sécurité alimentaire.



