C’est la première institution privée d’enseignement supérieur à remporter cette compétition en 26 éditions.
Guy-Roger Mvondo

Les lampions se sont donc définitivement éteints sur les Finaju 2026. La cérémonie de clôture, haute en couleurs, a consacré les meilleurs établissements et athlètes d’une édition marquée par une forte mobilisation et un esprit de fair-play remarquable. Au complexe multisports de Metyikpwale, le public a eu droit d’entrée de jeu, à a une parade mettant en valeur la richesse et la diversité des quatre aires culturelles du Cameroun. Une manière symbolique de célébrer, au-delà de la compétition, le brassage et le vivre-ensemble entre étudiants venus des différentes régions du pays.
La cérémonie s’est déroulée en présence du gratin politico-administratif et universitaire, notamment du président du bureau exécutif de la Fédération nationale du sport universitaire (Fenasu), Roger Tsafack Nanfosso, du ministre de l’Enseignement supérieur, chancelier des ordres académiques, Jacques Fame Ndongo, ainsi que du ministre des Sports et de l’Éducation physique, Narcisse Mouelle Kombi.
Au terme de cinq jours de confrontations, l’Université privée Siantou s’est imposée au sommet du classement général. L’établissement décroche 19 médailles d’or, dont 18 en sports olympiques et 01 en sports paralympiques. Une performance historique qui permet à une institution privée de s’adjuger, pour la première fois, la première place de cette compétition nationale.
L’Université de Yaoundé I termine deuxième avec 17 médailles d’or, tandis que l’Institut universitaire du Golfe de Guinée occupe la troisième marche du podium avec 13 médailles d’or. Hôte de cette 25e édition, l’Université d’Ebolowa n’a pas démérité. En plus d’avoir relevé le défi de l’organisation, la jeune institution se classe 4e au niveau national, avec 09 médailles d’or, dont 08 en sports olympiques et 01 en sports paralympiques.

Dans les sports collectifs, l’Université de Bertoua s’est adjugé le titre de championne en football féminin. Chez les garçons, la médaille d’or est revenue à l’Université de Dschang, qui s’est également emparée du trophée mis en jeu. Le concours d’animation générale des fan-clubs a, pour sa part, consacré l’Université de Yaoundé I. Biaka University Institute of Buea et l’Université de Ngaoundéré complètent le podium.
Sur le registre du fair-play, l’Université de Maroua s’est particulièrement distinguée en remportant les trophées récompensant la meilleure équipe et la meilleure délégation de la compétition. Les exploits individuels ont également marqué cette édition. Dans les sports olympiques, Passy Murielle Andela Ntede, de l’Université privée Siantou, a été sacrée reine des jeux, avec un impressionnant bilan de 03 médailles d’or et 01 de bronze. Chez les hommes, le titre de roi revient à Odilon Duval Tsapzeu, de l’Institut universitaire du Golfe de Guinée, auteur de 03 médailles d’or et 01 médaille d’argent.
Dans les sports paralympiques, Monique Kodi, de l’Université de Douala, s’est hissée au rang de reine avec 04 médailles d’or. Le titre de roi revient à Fopa, de l’Université de Ngaoundéré, qui repart avec 02 métaux précieux. Après cette moisson, le traditionnel passage de témoin et le défilé des délégations, dans l’ordre du classement général, ont constitué les derniers temps forts de cette cérémonie de clôture.
Au-delà des podiums et des médailles, Ebolowa aura ainsi réussi son pari. La capitale régionale du Sud a accueilli une édition des Finaju marquée par la mobilisation, la qualité de l’organisation, l’engagement des athlètes et la promotion des valeurs patriotiques, civiques et du vivre-ensemble. Après Ebolowa 2026, rendez-vous a été pris en 2028 à Bertoua dans l’Est du pays pour la 27e édition des Finaju.



