Ligue camerounaise des droits de l’homme : Le chantier de sa refondation

Rebara Habra

Réunie en assemblée générale ordinaire, le 1er août dernier à Yaoundé, la Ligue camerounaise des droits de l’homme a dressé le bilan de ses activités et défini les orientations qui guideront son action au cours des prochaines années. Les travaux ont également permis d’engager une réflexion sur la
transformation de l’association en Organisation non gouvernementale (Ong) afin de renforcer sa visibilité et sa crédibilité. Pour Gérôme Géofroy Foé Amougou, coordonnateur de la Ligue camerounaise des droits de l’homme,
cette quatrième assemblée générale ordinaire constitue avant tout un exercice d’évaluation. « Après un certain temps d’activités, il est nécessaire de s’arrêter pour apprécier ce qui a été fait et ce qui reste à accomplir », a-t-il indiqué.

L’organisation entend poursuivre ses missions de promotion et de vulgarisation des droits de l’homme, de promotion de la bonne gouvernance et de protection de l’environnement. Face à la persistance des atteintes aux droits fondamentaux, la Ligue mise davantage sur la sensibilisation, l’éducation et la formation des populations. « Avant de défendre les droits de l’homme, il faut d’abord informer et éduquer », souligne le coordonnateur convaincu que la prévention demeure le meilleur moyen de réduire les violations observées dans la société.

Parmi les principales résolutions issues des travaux figure également la mutation de l’association vers le statut d’Ong. Selon ses dirigeants, cette évolution permettra à la structure de disposer d’une plus grande reconnaissance institutionnelle et d’élargir son champ d’action. Les participants ont par ailleurs examiné la révision des textes fondamentaux de l’organisation et préparé le renouvellement du bureau exécutif, dans le but d’insuffler une nouvelle dynamique à ses activités.