
Fidèle des instituts de beauté depuis 2017, cet ingénieur en télécommunications et réseaux a fait de la vigilance sanitaire un principe incontournable.
Ange Menome (Stagiaire)
Ce geste est devenu un véritable réflexe. Avant même de s’installer sur le fauteuil, Daniel Ebie inspecte les lieux. Son regard s’attarde sur la propreté des outils, l’état du cadre et la manière dont le personnel manipule le matériel. Rien n’échappe à cet ingénieur, dont la rigueur professionnelle se prolonge jusque dans les moindres détails de son quotidien. Ce n’est qu’après cette rapide inspection qu’il se détend, savourant le massage crânien offert à la fin de chaque coiffure à Sunshine’S Beauty, l’institut qu’il fréquente régulièrement.
Voilà bientôt neuf ans que Daniel Ebie s’est imposé cette routine. Depuis 2017, il se rend deux fois par mois dans cet institut, pour un budget mensuel d’environ 12 000 Fcfa consacré à une coiffure et à un massage. Un rituel solidement ancré, mais loin d’être anodin. Jamais il ne choisit un établissement au hasard. La propreté des lieux, les mesures d’hygiène visibles dès l’entrée, puis la qualité du service lors de la première visite constituent, selon lui, les critères essentiels qui distinguent un institut digne de confiance d’un établissement à éviter.
Cette exigence est née d’une mauvaise expérience jamais oubliée. Après un passage chez un coiffeur peu regardant sur l’hygiène de ses outils, Daniel Ebie contracte une infection cutanée. Sans gravité, certes, mais suffisamment marquante pour transformer durablement ses habitudes. Depuis cet épisode, la vigilance sanitaire est devenue sa priorité absolue, bien avant l’esthétique des lieux ou le coût de la prestation.
« Se sentir toujours en santé, sans risque. » C’est ainsi que Daniel Ebie résume ce qu’il attend avant tout de chaque passage à l’institut. Une attente qui peut paraître simple, mais qui prend tout son sens dans un secteur en pleine expansion où les contrôles restent encore insuffisants. À travers son témoignage, c’est toute la question de la sécurité sanitaire dans les établissements de beauté qui est posée.
Assumer cette exigence va de pair avec une autre conviction. Pour lui, le fait qu’un homme fréquente régulièrement un institut de beauté n’a rien d’inhabituel. « Prendre soin de soi n’a rien d’exceptionnel. C’est une question d’hygiène et de bien-être, comme n’importe quel autre geste du quotidien », affirme-t-il. Une manière de rappeler que le soin de soi ne devrait jamais être une affaire de genre, mais simplement une habitude de vie.



