
Une réunion décisive s’est tenue le 23 juillet 2026 à Yaoundé.
Par Jocelyne Mbodo (stagiaire)
Les contours de la restructuration du secteur de l’édition scolaire au Cameroun ont été présentés le 23 juillet dernier au Musée national. Les acteurs de la chaîne du livre ont pris part à une table ronde présidée par le ministre des Arts et de la Culture, Pierre Ismaël Bidoung Kpwatt. En ouvrant les travaux, le minac a rappelé que l’objectif est de mieux organiser le secteur du livre, de préserver notre patrimoine et de promouvoir notre culture. Il a également salué le travail des professionnels du livre et les a invités à poursuivre le dialogue avec les pouvoirs publics afin d’assainir le secteur.
En guise de résolutions, les participants ont convenu de mettre en application sans délai le décret et de maintenir un dialogue permanent avec le ministère. Afin de préserver les acquis des professionnels déjà en activité, ils ont recommandé la reconnaissance des éditeurs ne disposant pas de diplôme spécifique, mais justifiant d’au moins trois années d’expérience. Les conditions d’accès à la profession et les frais administratifs devraient également être adaptés à la taille des entreprises. Les participants ont, par ailleurs, distingué l’édition générale de l’édition scolaire, réaffirmé le principe de la liberté d’édition et proposé la création d’un organe chargé de la formation et du suivi des éditeurs.
Pour Marie Bertine Mawem, éditrice et promotrice de la maison d’édition Les Fous du Livre, « l’administration a signé un décret, mais sa mise en œuvre repose aussi sur les professionnels. L’enjeu est de professionnaliser davantage le métier d’éditeur, aussi bien dans l’édition générale que dans l’édition scolaire, qui représente l’essentiel du marché », a t’elle indiqué. Le Minac a indiqué qu’aucun éditeur ne détient plus de 12 % du marché du livre scolaire au Cameroun, réaffirmant que le décret vise à assainir le secteur tout en garantissant la liberté d’édition.



