Cameroun : René Sadi écarte toute ambition de vice-président

René Sadi Pas abonné au numéro de la vice-présidence.

Le Mincom affirme n’avoir jamais entrepris la moindre démarche pour accéder à la vice-présidence de la République et la continuité de l’État malgré l’absence de Paul Biya.

Par Jean De Dieu Bidias

Alors que les spéculations se multiplient autour de la nomination éventuelle d’un vice-président de la République, René Emmanuel Sadi assure n’avoir aucune démarche personnelle en ce sens. « Grand Invité Afrique » de Rfi, le 03 août 2026, le ministre de la Communication a déclaré qu’il n’avait « jamais sollicité ni recherché » une telle fonction, renvoyant toute décision à la seule appréciation du président Paul Biya. Interrogé sur les rumeurs qui le présentent comme l’un des favoris pour occuper ce poste introduit par la révision constitutionnelle, le porte-parole du gouvernement s’est refusé à tout commentaire sur les conjectures. Il affirme se consacrer exclusivement aux responsabilités qui lui sont actuellement confiées, estimant que la désignation d’un éventuel vice-président relève du pouvoir discrétionnaire du chef de l’État.

René Sadi a également tenu à couper court aux interrogations suscitées par le séjour prolongé de Paul Biya en Suisse. Selon lui, il n’existe « aucune vacance du pouvoir » au Cameroun. Le ministre soutient que le président de la République continue d’exercer pleinement ses prérogatives, malgré son absence physique du pays, grâce aux moyens modernes de communication et aux mécanismes institutionnels prévus par la Constitution. Pour le membre du gouvernement, les décisions récentes prises par le chef de l’État, notamment les mouvements intervenus au sein du haut commandement militaire, démontrent que les institutions fonctionnent normalement et que l’autorité présidentielle demeure pleinement exercée. Il rejette ainsi les critiques de l’opposition et d’une partie de la société civile qui évoquent une paralysie du sommet de l’État depuis le départ du président.

Cette sortie médiatique intervient dans un contexte de fortes interrogations sur l’application de la révision constitutionnelle d’avril dernier et sur la future architecture de l’exécutif camerounais, dont la création d’un poste de vice-président constitue l’une des principales innovations.