Lorine Claudia Agnang
À Dakar, un litige financier de 5 000 Fcfa a débouché sur un acte de vengeance numérique : la captation à l’insu d’une jeune femme et la mise en ligne de sa vidéo intime. L’information a été formalisée par la police nationale sénégalaise à travers une note officielle rendue publique le 2 septembre 2025. L’affaire s’est accélérée aux Parcelles Assainies, où les agents spécialisés en cybercriminalité ont appréhendé la présumée coupable le 2 septembre 2025. Cette intervention policière fait suite à la démarche judiciaire de la victime, qui a porté plainte dès la découverte de ses séquences privées sur Internet.
Conduite au poste, la mise en cause a rapidement fini par passer aux aveux. Elle a reconnu avoir filmé son amie discrètement quelque temps auparavant, avant de transférer le fichier multimédia à un créateur de contenu influent sur les réseaux sociaux afin d’en démultiplier la portée. Pour justifier cet agissement, elle a mis en avant un sentiment de rancœur provoqué par l’incapacité ou le refus de sa copine de lui rembourser son argent.
La législation pénale du Sénégal réprime en effet avec une grande sévérité les violations du droit à la vie privée et les atteintes à la dignité, d’autant plus lorsqu’elles impliquent des contenus obscènes.



