Le président d’Efracam, par ailleurs 1er adjoint au maire de la commune de Fosses, pense que la diaspora camerounaise devrait être mieux organisée pour mieux contribuer au développement du Cameroun.

Par Cyril Essissima
Globalement comment évaluez-vous l’accompagnement d’Efracam auprès de leurs homologues camerounais ?
Grande question, grosse prétention que je n’ai pas. Nous nous manifestons simplement comme des enfants du pays. Il y a un célèbre auteur qui dit : « Ne te demande pas ce que ton pays fait pour toi, demande-toi plutôt ce que tu fais pour ton pays. » On n’essaie à notre niveau de contribuer à l’effort à travers nos expertises et nos positions au développement du pays, particulièrement en échangeant avec les Communes et villes unies du Cameroun (Cvuc).
Vous avez également eu des échanges avec des députés dont le président de l’Assemblée nationale en personne. Avez-vous abordé la question de la double nationalité ? Si oui, qu’est-ce qu’il en ressort ?
Evidemment ! Nous travaillons sur un processus. Nous allons rencontrer différents ordres professionnels, de façon à discuter de la double appartenance et de façon à avoir, au moins de façon transitoire, des réponses concrètes aux attentes des uns et des autres.
Parlant globalement de la diaspora camerounaise, comment pourrait-on, de votre point de vue, consolider l’effort des Camerounais de l’étranger au développement de leur pays d’origine ? L’idée de la création d’un fonds de solidarité vous parle-t-elle ?
La diaspora camerounaise, ce n’est pas un problème de compétence, ce n’est pas non plus une question de moyens, c’est une question d’organisation. A nous de suivre le processus, car nous n’inventons rien. Observons qu’un pays comme Israël est une puissance mondiale grâce à sa diaspora. A nous du pays continent de nous donner les moyens par la qualité et l’organisation de façon à pouvoir implémenter à notre niveau le développement du Cameroun. C’est ce qui justifie notre mission actuelle.
Justement, au terme de votre mission au Cameroun, à quels résultats devrait-on s’attendre ?
Nous sommes dans la continuité d’une journée commencée à Paris et dont la prochaine aura lieu en mars 2024 toujours à Paris. Nous sommes dans un travail de fond qui se poursuit. Nous avons d’ailleurs eu une réunion technique au consulat de France, avant la séance de travail avec les différents ordres professionnels. Donc, je vous promets que la prochaine fois qu’on se reverra, je pourrais vous présenter des résultats concrets sur le terrain.



