Coopération décentralisée : Les Cvuc et Efracam liés par une convention

D’une durée de trois ans, ce partenariat vise, entre autres, à promouvoir la contribution de la diaspora au développement du Cameroun.


Signature de la convention cadre entre Efracam et les Cvuc.

Par Cyril Essissima


Accompagnement des projets économiques, sociaux, culturels, touristiques, promotion du développement économique, l’investissement et l’entreprenariat ; partage d’expériences et de bonnes pratiques ; recherche des partenaires techniques et financiers pour le financement des projets à valeur ajoutée. Telles sont les articulations de la convention cadre signée le 7 décembre 2023 à Yaoundé entre l’association des Elus français d’origine ou de nationalité camerounaise (Efracam) et l’association Communes et villes unies du Cameroun (Cvuc).

Des écrits aux actes, l’échange des parapheurs entre, d’une part, Blaise Ethodet Nkake, président d’Efracam, et, d’autre part, Augustin Tamba, président des Cvuc, a donné lieu séance tenante à la cérémonie de parrainage de certaines communes et villes par chacun des 20 membres de la délégation d’Efracam. Pour cette phase pilote, les collectivités bénéficiaires de cette convention cadre de trois ans sont, entre autres, communes de Belel, Ngong, Kumbo, Ngoumou, Ayos, Kiki, Pouma, Messamena, Ngomedzap, Kousseri, Ngoya, Yaoundé 1er, Yaoundé 2, Yaoundé 7, Douala 1er, Douala 4, Tignere, Baham, Banganté, Bakou, Mandjo, Dschang, ainsi les villes d’Edéa, Ebolowa, Nkongsamba, Kribi…

Au fond, « ce sont des parrainages d’association en association. C’est Efracam et les Cvuc. Nous travaillons dans des Etats de droit. Il y a un processus au niveau de la rédaction des actes qui vont lier les uns et les autres. Ceci dit, les parrainages symboliques ou les choix qui ont été faits, les échanges entre les différents maires, ont été faits sur la base de compétences. C’est un travail de longue haleine. On a fait des fichiers avec les qualités des professionnels, de façon à ce que ce soit le plus efficient possible », explique Blaise Ethodet Nkake, par ailleurs 1er adjoint au maire de la commune de Fosses, dans le département du Val-d’Oise en région Île de France. Sur la convention, il fait savoir que les retombées sont réciproques. « C’est un accompagnement. Nous aussi nous apprenons. C’est de la technique, c’est de l’expertisé partagée, puisque nous sommes une association de professionnels et de politiques », conclut-il.

Lire l’interview de Blaise Ethodet Nkake

Des opportunités qui épousent la vision du développement local du président des Cvuc. D’ailleurs, révèle Augustin Tamba, « j’ai adressé une note aux maires afin qu’ils signent des délibérations les autorisant à créer des sociétés communales d’investissement ». Reste à donner un coup d’accélérateur à la décentralisation avec le défi du transfert des ressources, comme l’a souhaité Augustin Tamba, lui aussi maire de la commune de Yaoundé 7.

Autre satisfaction exprimée, c’est celle du maire de la commune de Ngong (région du Nord) qui « salue l’initiative du bureau national des Cvuc et de tous les membres d’Efracam ». Pour Hamadou Ahiwa, « c’est un sacrifice énorme qu’ils ont consenti pour venir s’entretenir avec leurs frères à la source ». Il retient surtout de ce partenariat, « l’accompagnement personnalisé par commune » . Pour le cas de la commune de Ngong, nous avons Caroline Adomo (conseillère municipale de la commune de Champigny-sur-Marne et conseillère territoriale Paris Est Marne et Bois, ndlr) qui va accompagner notre commune, non seulement dans l’identification, mais aussi dans la maturation, le montage des projets et la recherche des financements », s’enthousiasme Hamadou Ahiwa.

Après Yaoundé où il y a également eu des échanges avec des députés, la mission d’Efracam se poursuit ce 8 décembre à Douala la délégation sera reçue en audience par le président de la Chambre de commerce,d’industrie, des mines et de l’artisanat du Cameroun (Ccima), qui est par ailleurs président de la Conférence permanente des Chambres de commerce africaines et francophones (Cpccaf). Elle sera suivie d’une rencontre avec les présidents et responsables des ordres et syndicats professionnels, puis avec le directeur général du Port autonome de Douala, sans oublier la discussion avec le maire de la ville.