Cybersécurité : Le Cameroun renforce ses compétences en cryptologie

La 15e conférence internationale sur cette technologie que le pays accueille pendant trois jours va permettre aux experts venus de divers pays d’Europe et d’Afrique de partager leurs expériences et d’acquérir plus de compétences.


Par Blaise Djouokep


L’Université de Bamenda peut être considérée comme un exemple en matière de Cybersécurité. Cette université d’État a fait de la cryptologie et de la cybersécurité, l’un de ses préoccupations. « Nous sommes spécialisés dans la formation des étudiants en cryptologie et en cybersécurité. Nous avons un Master professionnel en cybersécurité et un Master académique en cryptologie avec diverses spécialités. Nous avons des programmes précis qui ont pour objectif d’apporter une solution de qualité aux menaces de Cybersecurité dans le cyberespace », renseigne Emmanuel Fouotsa, de l’Université de Bamenda.

En organisant en terre camerounaise la 15e conférence internationale sur la cryptologie, Africacrypt 2024, il est question renforcer la cybersécurite et de donner plus d’opportunités aux jeunes camerounais et africains d’acquérir des connaissances en cybersécurité, en cryptologie. Ainsi, pendant trois jours, du 10 au 12 juillet 2024, les experts venus d’Europe et d’Afrique vont partager leurs expériences et permettre le renforcement des capacités de plusieurs. « Nous avons réuni les experts africains pour que nous puissions échanger sur les meilleures pratiques en cryptologie et voir comment nous pourrions utiliser les résultats de leurs recherches pour développer les outils et solutions propres à l’Afrique et qui nous permettront de résoudre les problèmes en Afrique », précise le directeur général de l’Agence nationale des technologies de l’information et de la communication ence nationale (Antic), Ebot Ebot Enaw.

A en croire les experts, la cryptologie est au centre de la cybersécurité, et il est impossible de parler de cybersécurité sans cette technologie. « La cryptologie a deux composantes. La première composante est la cryptographie qui permet de crypter les données pour que même si quelqu’un y a accès, qu’il ne puisse les utiliser parce qu’étant chiffrées avec des clefs. La deuxième composante de la cryptologie est la cryptanalyse. Elle permet d’analyser les algorithmes utilisées pour crypter les données afin de détecter les failles de sécurité et les vulnérabilités inhérentes à cet algorithme, et d’exporter cette faille pour décrypter cette information et a avoir accès aux données », développe Ebot Ebot Enaw.