Le diplomate a fait l’éloge des relations entre les deux pays à l’occasion du 248ème anniversaire de l’indépendance de sa nation, célébré le 3 juillet à Yaoundé.
Par Cyril Essissima
La traditionnelle fête de l’indépendance des Etats-Unis a été célébrée à Yaoundé. Pour ce 248ème anniversaire, l’ambassadeur américain, Christopher John Lamora, et ses compatriotes ont commémoré cet événement en compagnie de leurs amis camerounais et d’ailleurs.
Dans son discours de circonstance, l’ambassadeur n’a de cesse véhiculé un message de rassemblement à travers son « nous » de solidarité qui traduit les efforts communs. « C’est ce que font les amis », a-t-il lancé en présence de plusieurs membres du gouvernement dont le ministre délégué auprès du ministre des Relations extérieures, chargé de la coopération avec le Commonwealth, Felix Mbayu. Le diplomate s’est étalé à travers une anaphore pour donner le vrai sens de l’amitié entre les deux Etats. Selon lui, « les amis travaillent ensemble pour le bien commun. Les amis se soutiennent mutuellement dans les moments difficiles et se disent les vérités que nous avons besoin d’entendre, même si elles sont difficiles à dire et à digérer. Les amis ouvrent aussi leur cœur et leur porte lorsque des visiteurs arrivent en ville ».

Ces liens d’amitié se traduisent dans les faits par l’amélioration de la stratégie lutte contre le VIH/SIDA, la tuberculose, le paludisme et tutti quanti ; la lutte contre les groupes terroristes dans l’Extrême-Nord et contre l’insécurité maritime dans le Golfe de Guinée ; l’accueil par le Cameroun des réfugiés nigérians et centrafricains. La collaboration pour le retour de la paix dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. D’ailleurs, ajoute J. Lamora, « les agences des Etats-Unis en charge de l’application de la loi ont pris des mesures ciblées contre des personnes aux Etats-Unis qui avaient enfreint les lois américaines dans le contexte de la crise ».
Les Etats-Unis soutiennent également le Cameroun sur le plan économique. Comme le dit l’ambassadeur, « c’est au peuple camerounais que nous pensons lorsque nous soutenons des entreprises américaines comme Cam Hydro USA, qui a signé un protocole d’accord en janvier pour la construction d’un barrage de 240 MW sur le fleuve Sanaga. Ce barrage alimentera des milliers de foyers dans des centaines de communes tout en contribuant à la lutte contre le changement climatique, à la sauvegarde de la biodiversité et au développement des opportunités économiques ».
Au plan sécuritaire, Christopher J. Lamora reprend la même formule. « C’est au peuple camerounais que nous pensons lorsque nous aidons à professionnaliser les services de sécurité du pays, par des formations sur les pratiques en matière de droits de humains, ainsi que par la participation à des exercices militaires conjoints, ou à la Conférence sur la logistique en Afrique de l’Ouest que le Cameroun accueillera cette année ».
Dans la même veine, « c’est au peuple camerounais que nous pensons lorsque nous soutenons des organisations de la société civile locales afin de promouvoir les droits humains, l’esprit d’entreprise, l’éducation des filles et des femmes, les campagnes de lutte contre la corruption et la gouvernance au service des citoyens », se félicite le diplomate.
Chez moi
Arrivé il y a deux et demi, il dit se sentir chez lui au Cameroun. « Les Etats-Unis sont une grande nation que je suis extrêmement fier de représenter. Tout comme le Cameroun est une grande nation que j’ai l’honneur d’appeler chez moi ». Des paroles prononcées « avec fierté, mais sans arrogance ; avec un sentiment d’accomplissement, mais pas de supériorité ».
A ses concitoyens, Christopher Lamora les a invités à réfléchir au chemin parcouru, même si beaucoup reste encore à faire. Chose rare pour un Américain, l’ambassadeur s’est montré humble. « Nous commettons des erreurs, comme tous les autres pays, comme tous les peuples. Mais nous nous relevons, nous secouons la poussière, nous tirons les leçons qui s’imposent, et nous continuons à avancer vers cette union plus parfaite dont nos pères fondateurs ont parlé dans la Constitution ».



