Le jury a rendu son verdict le 27 avril dernier à la salle Sita Bella à Yaoundé au cours de la cérémonie de clôture de la 10è édition de cet événement qui consacre les films courts.

Par Marielle Ongono (Stagiaire)
Le festival panafricain des films d’école de Yaoundé s’est clôturé en beauté samedi dernier à la salle Sita Bella à Yaoundé. A l’issue de cette 10e édition célébrée sur le thème « cinéma Camerounais et législation », plusieurs réalisateurs, peintres et comédiens ont glané des récompenses. Ouvert le 24 avril dernier, First short a une fois de plus apporté sa pierre à l’édifice du cinéma Camerounais. Notamment au travers des formations sur l’écriture du scénario, un atelier dirigé par Franck Thierry Léa Malle pendant huit jours et au terme duquel 14 étudiants ont reçu leurs attestations.
Ils ont été scindés en quatre groupes et ont pour mission la production de quatre films d’ici un an. Les masters class ont quant à elles été dirigés par Brigitte Massan A Bikoro et Narcisse Wandji. En ce qui concerne les prix, plusieurs catégories ont été récompensées : le stylo d’or, le meilleur film de court métrage est la fiction « Ngoungoure », une réalisation d’Aïssatou Njayou. « Un autre regard » d’Olivier Tazanfo Teko, réalisateur Sénégalais, sacré meilleur documentaire. Le prix d’honneur a été attribué à Rigobert Tamwa Eshu, question d’honorer son travail, etc.
« Les critères de sélection reposaient sur la qualité image, la qualité son, la thématique choisie, et le traitement de celle-ci. On s’est retrouvé dans plusieurs situations d’embarras, des films qui traitaient de la même thématique par exemple sur le mariage forcé et dans ces cas la sélection reposait sur la singularité et l’approche innovante », a expliqué Narcisse Wandji, réalisateur, cinéaste, enseignant et par ailleurs président du jury. Visiblement joyeux, Epie Membong, réalisateur du film « Ducpt- Tape » qui traite de la violence faite aux jeunes garçons a reçu le stylo de l’espoir, il s’agit du meilleur film indépendant, qui ne vient pas d’une école spécifique. « Je suis très heureux et le travail continue. » Confie-t-il très souriant.
« Ces dix ans représentent une centaine de films projetés, une quarantaine de jeunes déjà formés, une vingtaine de Master class organisées, des milliers de festivaliers qui ont témoigné le parcours que nous avons jusqu’ici. C’est un sentiment de satisfaction de savoir que pendant dix ans nous avons apporté notre pierre à la construction des œuvres cinématographiques Camerounaise. Je remercie le ministère des arts et de la culture qui nous accompagne dans cette belle aventure, merci aux autres partenaires», s’est réjoui Césaire Moute, délégué général de First short. La dite cérémonie s’est clôturée par la coupure du gâteau.



