Dédicace : Ibrahim Fokio revient avec Les mégères

Le troisième roman  du même auteur paru aux éditions Ifrikiya a été présenté le 12 avril dernier au Goethe- Institut Kamerun.


Par Marielle Ongono (Stagiaire)


A la cérémonie de dédicace, les participants ne tarissent pas d’éloges à l’endroit d’Ibrahim Fokio et de son roman, Les mégères. D’aucuns le renomment chef-d’œuvre quand d’autres disent avec conviction qu’il s’agit d’un livre de chevet. C’était une trentaine de personnes toute ouïe face au déroulé du contenu de ce roman. Les bibliophiles se sont trempés dans l’émoi qu’a laissé transparaître l’auteur vendredi dernier pendant la présentation. L’ouvrage « Les mégères » publié aux éditions Ifrikiya en février 2022 est la troisième production d’Ibrahim Fioko. Ce nouvel ouvrage est destiné à tout âge et à toutes les sensibilités. Cette œuvre de 184 pages commis par l’auteur dénonce un sujet sensible et réel dans notre société. Une société qui a perdu ses repères. L’écrivain étant un observateur, il a coché sur du papier la méchanceté de certaines femmes envers des enfants qui ne sont pas les leurs. Où est passée la sensibilité ? « Nous vivons dans une société sans amour. Ce livre est une interpellation et chaque lecteur devrait le parcourir pour se mirer et se demander est-ce que je fais ce qu’il faut pour que l’amour perdure dans cette société qui va à la dérive », a signifié l’auteur. A la question de savoir s’il est misogyne, il explique que le titre informe déjà sur le contenu mais quand on parcourt l’œuvre on voit bien qu’il n’y a pas que les méchantes femmes, il y en a aussi des généreuses dans le même récit. La note de lecture a été faite par Marie Thérèse Ekassi.

Pour les participants, ce travail traduit l’excellence. « C’est une œuvre de qualité qui peint nos réalités, décrit les tares qui ternissent l’image de notre Afrique. On a tendance à accuser l‘occident mais cette femme qui maltraite cet orphelin n’est pas de peau blanche. Les mégères il y en a pleine mais en réalité une femme qui met au monde un enfant ne doit pas être méchante. Nous ne sommes pas en société pour nous dévorer les uns les autres, nous y sommes pour être utiles à nos voisins, être prêt à voler au secours de celui-là qui est dans le besoin et non le contraire. Le vivre ensemble doit primer « , a martelé Gérard Bessoko A’Beleck, réalisateur et écrivain. La phase des intermèdes était assurée par le slameur Grimo, qui a fait sensation avec un extrait du livre. Le livre Les mégères est disponible chez l’éditeur Jean Claude Awono, en librairie et chez l’auteur. L’auteur a annoncé des projets d’avenir notamment le roman « Confession de Marie », un essai intitulé « l’envers du décor » qui aborde des questions spirituelles et le développement de l’Afrique.