Santé publique: 11 centrales d’oxygène à installer en 2024

Outre ce chantier annoncé le 30 janvier à Yaoundé lorsqu’il recevait les vœux de nouvel an, le ministre de la Santé publique a indiqué qu’il se déploiera sur les axes accidentogènes des ambulances médicalisées.


Par Guy Martial Tchinda


Présentation des vœux au Minsanté.





Parmi les actions fortes du ministère de la Santé publique au cours de l’année 2023, l’on classe inéluctablement le démarrage, le 12 avril de la phase 1 de la couverture santé universelle. Les opérations d’enrôlement lancées à Mandjou dans la région de l’Est se poursuivent avec à ce jour plus de 2,19 millions de personnes enrôlées, soit 39,6% de la cible prioritaire. Le chiffre a été évoqué le 30 janvier à Yaoundé, lors de la cérémonie de présentation des vœux au ministre de la Santé publique, Malachie Manaouda. Cette phase de la Csu devrait consacrer, à son terme, l’amélioration de l’accès aux soins pour les populations enrôlées.
En plus de ces maladies déjà prises en charge gratuitement au Cameroun, la Csu va également bénéficier à tout malade souffrant d’insuffisance rénale. En effet, elle devrait prendre en charge toutes les séances d’hémodialyse de ces patients, moyennant un taux forfaitaire négligeable par rapport à ce qu’ils dépensent quotidiennement pour cette prise en charge délicate et indispensable à leur santé. De quoi alléger les souffrances de ces malades dont beaucoup continuent de mourir faute de moyens pour assurer le paiement de soins.
A côté de la Couverture santé universelle, l’on note aussi mise en œuvre de la feuille de route du Minsanté à travers cinq programmes, mais aussi l’acquisition de 331.200 doses du vaccin contre le paludisme qui sont également à mettre dans les réalisations phares de l’année écoulée. S’agissant de cette dernière action, elle est présentée par les autorités sanitaires comme la « solution miracle » à la réduction de la morbidité et de la mortalité liées au paludisme. Elle devrait, à en croire le ministère de la Santé publique, réduire considérablement le nombre de décès imputables au paludisme.
Bien que le Minsanté ait été sur tous les fronts en 2023, il n’en demeure pas moins que la lutte contre les épidémies reste un combat. C’est pourquoi en installant les responsables promus par les décrets et arrêtés des 21 décembre 2023 et 17 janvier 2024, le ministre de la Santé a appelé ces derniers à plus d’investissement et d’engagement dans la poursuite de la transformation du système de santé camerounais. Et pour relever les défis qui attendent le département en 2024, le Patron de la Santé a demandé aux promus de mettre l’accent sur la loyauté, la convivialité, l’esprit d’équipe, la discipline, la rigueur et l’animation des structures à eux confiées. Ce n’est qu’à ce prix qu’ils pourront produire de meilleurs résultats. 
Pour 2024, il est annoncé l’installation de 11 centrales à d’oxygène, le déploiement sur l’ensemble des axes accidentogènes du pays des ambulances médicalisées sous forme de Mini-Samu, les poursuites de l’amélioration de l’accueil des patients dans les formations sanitaires et de la promotion de la santé à travers différentes campagnes. Il va aussi être question de la capacitation des agents de santé communautaire, de la continuation de la viabilisation du district de santé, et surtout la prise en charge sans conditions des urgences médicales.