Il a été question au cours d’une réunion au Feicom de réfléchir sur la durabilité et l’institutionnalisation de ce projet qui vise le développement des communes.
Par Marielle Ongono

Le siège du Fonds spécial d’équipement et d’intervention intercommunale (Feicom) a abrité, le 16 décembre dernier, les travaux de la cinquième session de la plateforme nationale des acteurs urbains. Cette session extraordinaire marque une étape décisive dans la vie du projet, puisqu’elle est entièrement consacrée à la réflexion sur la pérennisation et l’institutionnalisation de ce cadre de concertation. 69 institutions issues des administrations publiques, du secteur privé et du milieu professionnel y ont pris part.
Le Conseiller technique n°2 au ministère de l’Habitat et du Développement urbain (Minhdu), François Ossama a salué l’appui des partenaires techniques et financiers, notamment l’Union européenne et Expertise France, dont l’accompagnement a permis la mise en œuvre effective du projet Plateforme urbaine.
L’ambition affichée du projet est de contribuer à la construction de villes durables, inclusives et résilientes. Sur une première phase de quatre ans, il a permis d’apporter des réponses concertées et opérationnelles aux défis de l’urbanisation, à travers le renforcement de la gouvernance urbaine autour de deux axes complémentaires. Le premier axe porte sur l’amélioration des mécanismes de planification et de gestion urbaine. Dans ce cadre, le ministère en charge du développement urbain, avec l’appui du projet, a contribué au renforcement des capacités des autorités locales et des acteurs urbains. À ce jour, près de 400 élus, cadres techniques et praticiens de la ville ont bénéficié de formations. La question de la gestion des déchets urbains a également occupé une place centrale. Des actions de sensibilisation ont permis de toucher plus de 600 habitants et près de 8 000 élèves issus de six groupes scolaires, contribuant ainsi à l’ancrage d’une culture de salubrité et de protection de l’environnement. Les interventions du maire de la commune de Soa, commune pilote et de responsables institutionnels ont unanimement souligné la pertinence, la fiabilité et la portée stratégique de la plateforme, en particulier dans la mobilisation des recettes fiscales locales. Au-delà des résultats obtenus, les acteurs reconnaissent que la plateforme a permis de combler un vide longtemps décrié dans la gouvernance urbaine au Cameroun. « On a souvent beaucoup parlé de gouvernance urbaine, mais il nous manquait des outils et des cadres méthodologiques pour la mettre en œuvre. La plateforme nous a apporté ces outils », a indiqué François Ossama.



