Dans ces deux régions en proie à l’insécurité, très peu d’électeurs se sont rendus dans les bureaux de vote pour exercer leur devoir citoyen.
Par Blaise Djouokep
Jusqu’à 12h30 le 12 octobre dernier, seulement 60 électeurs sur 300 enregistrés au bureau de vote du lycée de Buea avaient déjà voté. L’information donnée par un responsable d’Election Cameroun présent dans ce bureau de vote montre le peu d’engouement suscité par ce scrutin. Pourtant, l’établissement qui sert de centre de vote ce dimanche à la faveur de la tenue de l’élection du président de la République est situé au cœur de la capitale régionale du Sud-Ouest.
Malgré le dispositif sécuritaire déployé dans la ville de Buea pour assurer la sécurité des populations, les électeurs ne se sont pas massés pour se rendre dans les bureaux de vote en raison du mot d’ordre de villes mortes donné par les sécessionnistes. Un engouement encore plus faible dans les zones reculées.
A Bamenda, capitale régionale du Nord-Ouest, l’élection s’est déroulée dans un fort déploiement sécuritaire. C’était d’ailleurs le cas à Up station où le sous-préfet de Bamenda 1er et le préfet de la Mezam sont descendus afin de s’assurer du bon déroulement des opérations. Le gouverneur de la région du Nord-Ouest Adolphe Lele Lafrique a voté au bureau de vote situé dans l’ancien bâtiment abritant les services de la délégation du ministère des Travaux publics de l’arrondissement de Bamenda 1er. Il en a profité pour rassurer les populations de la sécurité tout en les interpellant d’aller voter.
A l’école publique Old Town de Bamenda 2e, la pluie n’a pas empêché la communauté musulmane de sortir voter bien que dans la plupart des bureaux de vote, les électeurs n’aient pas répondu présent en nombre. Un constat également fait au centre de vote de l’école publique bilingue Gmi de Bamenda 2e. Ce qui fait dire aux observateurs rencontrés dans certains centres de vote que le taux de participation n’a pas été satisfaisant. Ce qui, d’après eux, s’explique par le fait que les bureaux de vote aient été regroupés dans ce seul centre. L’objectif était pourtant de permettre aux électeurs de ne pas se disperser et de venir voter en toute sécurité.



