Tuberculose, paludisme et VIH/Sida : Près de 8 milliards pour accompagner les malades

L’Agence française de développement (AFD) aidera à subventionner ce secteur afin de soulager les personnes atteintes.


Par Marielle Ongono


C’est l’un des points abordés au cours de la conférence de presse tenue le 16 mai au siège de l’AFD à Yaoundé. Il était de dévoiler le bilan 2024 en Afrique centrale et ses projections pour l’année en cours pour le Cameroun. Ladite conférence était présidée par Virginie Dago, Directrice de l’AFD Cameroun, et François Jacques-Pélissier, Directeur Afrique centrale de l’AFD.

Interrogée sur l’arrêt des subventions dont bénéficiaient les personnes souffrantes du paludisme, de la tuberculose et du VIH/Sida par les États-Unis, la Directrice de l’AFD au Cameroun, Virginie Dago, rassure que : « Nous sommes conscients que c’est un choc pour le ministère de la Santé. Nous connaissons l’impact. Nous allons continuer à accompagner le ministère de la Santé. Cette année, pour une aide budgétaire sectorielle », une enveloppe de près de 8 milliards permettra d’accompagner le budget du ministère et sa stratégie. Cette enveloppe permettra également d’accompagner la mise en place de la Couverture santé universelle (CSU), un programme qui vise à offrir un accès équitable à des soins de santé de qualité et abordables.

Le ministère de la Santé s’est bien approprié le projet et a décidé d’en faire une partie intégrante de son package de soins. Pour garantir une bonne utilisation des fonds, que ce soit vis-à-vis du ministère, du gouvernement français ou des bénéficiaires, plusieurs mesures sont mises en place. « Nous avons des conventions strictes sur la façon d’utiliser les fonds. Nous menons des audits et des missions sur le terrain pour vérifier l’avancée des projets. Nous avons une trentaine de personnes par an qui se rendent sur le terrain pour évaluer les projets. À l’issue des audits, nous vérifions si les dépenses correspondent à ce qui a été convenu. Nous demandons parfois des justificatifs de dépenses et des remboursements. Nous prenons également en compte les plaintes relatives à la mauvaise utilisation des fonds, nous les étudions, y répondons et les documentons », ajoute-t-elle.

Par ailleurs, le projet de lutte contre les inondations dans les villes de Yaoundé et Douala, estimé à 150 millions d’euros, vise à protéger plus de deux millions de personnes dans ces deux villes contre les inondations. Il combine des infrastructures classiques et des solutions naturelles pour améliorer l’évacuation des eaux, l’accès aux quartiers, les services urbains et le cadre de vie. Il prévoit aussi la construction d’équipements sportifs et sociaux. Le projet renforcera les capacités des autorités locales, protégera les zones naturelles et aidera à mieux anticiper les risques, réduira les pertes humaines et économiques liées aux inondations.