Traduction : Thomas d’Aquin Tabi Nkoumavok se livre

Son ouvrage, « De la sémantique à la traduction : une approche sémantico-morphosyntaxique de la traduction » publié aux éditions Jets d’Encre est disponible depuis le début de ce mois de mai.


Par Michel Enony


Un livre pour comprendre la traduction et sa complexité, Thomas d’Aquin Tabi Nkoumavok en a mis sur le marché.  « De la sémantique à la traduction : une approche sémantico-morphosyntaxique de la traduction » est désormais disponible dans les librairies. L’ouvrage a été commis en ce début du mois aux éditions Jets d’Encre en France.

Dans cet ouvrage de 282 pages, illustré d’exemples, Thomas d’Aquin Tabi Nkoumavok explore l’approche sémantico-morphosyntaxique de la traduction, mettant en lumière l’impact retentissant du contexte et de la situation, des implicites et des structures linguistiques sur l’acte traductif. Il propose une réflexion sur la théorie inférentielle de la traduction, les spécificités du langage juridique, la notion d’équivalence et sa typologie, l’importance de la transposition et de la modulation, ainsi que sur le rôle fondamental de la révision dans la qualité finale du texte traduit. Destiné aux étudiants, aux traducteurs professionnels et aux chercheurs en sémantique, en linguistique contrastive et en traductologie, l’ouvrage offre une approche didactico-pédagogique rigoureuse pour appréhender la traduction non plus comme une simple conversion linguistique, mais comme un processus d’interprétation et de réécriture ancré dans la sémantique et les réalités extralinguistiques.

L’ouvrage repense la traduction à travers la sémantique et la morphosyntaxe. Il appelle le traducteur à restituer les textes dans leur contexte et en toute fidélité en évitant les contre-sens. Pour ce faire, écrit-il, « le traducteur doit être un chercheur qui s’approprie le projet du client et qui, à défaut d’être intuitif, s’imprègne rapidement des réalités d’un domaine d’activité… et sait tirer profit des informations qu’il recueille de diverses sources.»

Il conçoit cette discipline comme une complexité dont devrait être conscient le professionnel en traduction. Il révèle que le dilemme qu’il y a entre le dit et le vouloir-dire est saisissant. Il s’agit pour le traducteur de « saisir le sens profond d’un énoncé pour le restituer avec justesse dans la langue cible». Mais, relève-t-il, «Entre fidélité au texte source, données extra-énonciatives, contraintes morphosyntaxiques et exigences sémantiques, le traducteur se trouve face à un défi constant : celui de concilier le dit et le vouloir-dire». Il ajoute que cela «impose que le message soit véhiculé dans sa plénitude et qu’il réponde à la finalité du texte de départ tout en traversant toutes les barrières et subtilités linguistiques décelables».

Thomas d’Aquin Tabi Nkoumavok, est auteur camerounais. Né en novembre 1984 à Koli, il est enseignant, traducteur-réviseur freelance et chercheur. Titulaire d’une licence en Lettres bilingues, d’un diplôme de professeur et d’un master en traduction, il s’intéresse à la sémantique, à la linguistique contrastive et à la traductologie.