Installées le 22 avril dernier, les amoureux de l’art visuel d’Aix en Provence ont encore jusqu’à aujourd’hui pour se délecter des chefs-d’œuvres du plasticien Renato Biunno.
Par Alain Ndanga
La beauté des rives du Sénégal illumine Aix en Provence en France. Plus de 60 amoureux de l’art plastique de cette ville et de ses environs peuvent remercier l’artiste visuel Renato Biunno. A la cérémonie de vernissage le 22 avril dernier, l’artiste a fait voyager ces hommes et femmes de culture à travers ses imaginaires inspirés de la réalité d’un des coins les plus impressionnants de la planète terre : les rives du fleuve Sénégal. On peut compter parmi les spectateurs, des membres du Consulat du Sénégal, mesdames Gueye et Soumoré qui ont été fascinées par le travail du génie qui n’était pourtant pas prédestiné à l’art plastique.
Au-delà du show visuel, Renato Biunno se réjouit des liens que cette rencontre a noués. Dans le livre d’or prévu à cet effet, on peut lire la plume des signataires qui ne tarissent pas d’éloges à l’endroit de l’artiste. « Très belle exposition où l’on ressent toute la sensibilité de Renato », peut-on y lire. Ou encore « sublime et très explicite exposition qui n’est que le reflet de votre âme. Vous nous avez fait voyager au Sénégal en Afrique, notre terre patrie », portant la signature de Maguette Gueye. « Très belle exposition qui nous fait rêver et on se laisse aller volontiers. Merci Renato de m’avoir fait voyager dans mon tendre et cher pays. Merci d’avoir fait ressortir la beauté, la chaleur, la richesse de mon pays à travers votre art », autant de reconnaissances au travail proposé par le plasticien.

Renato Biunno a voyagé pour faire voyager les autres, notamment sa présence au Sénégal en novembre 2024 à la 15e Biennale de Dak’art off. Son coup de pinceau a marqué des esprits dans une exposition collective où l’on a retrouvé d’autres artistes, à l’instar de la Tunisienne Ikram Ben Brahim ;les SénégalaisBaba Diedhiou, Laila Ben Halima, Chérif Thiam – Sika da Silveira, Pape Niang, Sanae Najih.
Aucun détail n’est négligé dans cette exposition : de l’installation aux techniques usitées (impression sur du voilage, digital painting, toile peint à huile), Renato Biunno a fait du très grand art. On a des toiles telles que « femme et son bébé au marché de Podor, quand je serai grand j’aurai une voiture, jeunes talibés, ronde sur la plage ». Il s’y est aussi agi des « totems inspirés de motifs ethniques » réalisés à partir de l’impression sur du voilage de ses créations du digital painting : les deux œuvres sont suspendus autour d’une poulie. Il suffit de les toucher et elles se mettent à tourner. C’est l’une des démarches que l’artiste explore pour peaufiner et bonifier son art, surtout en ce qui concerne ses grandes installations.



