La légende des arts martiaux, mentor de Fernand Lopez, invite les Camerounais à encourager la légende du MMA et son ancien coach à fumer le calumet de la paix.
Par Désiré Domo
Entre 2019 et 2025, six années se sont écoulées. Mais, le sujet sur la brouille entre Fernand Lopez et Franis Ngannou ayant conduit à la séparation du champion du monde de Mixed Martial Art (MMA) et son ancien coach subsiste au temps. Certains Camerounais en ont même fait un plat quotidien sur la toile et autres plateformes de communication. Pourtant, Fernand Lopez avait déjà fait une sortie pour tenter d’expliquer ce qui a conduit à la séparation de son « élément » et lui. Une sortie très vite tournée en controverse sur la toile qui jusqu’ici ne laisse pas William Ernest Ndongo de marbre.
La légende mondiale de MMA en a même fait une sortie pour tenter d’éteindre à son tour un feu persistant non pas dû au fait des deux acteurs principaux concernés mais suite à la tournure que prennent les évènements sur la toile notamment.

En effet, celui qui est le mentor de Fernand Lopez estime que les Camerounais attisent le feu entre son poulain et Francis Ngannou. Pourtant, ils devraient chercher à les encourager à fumer le calumet de la paix, non sans revenir sur le film ayant conduit à cette mésentente entre les deux Camerounais. « Oui, Francis Nganou a posé des actes tres désobligeants, qui sont plutôt liés a l’éducation et la culture. C’est un homme honnête et intègre, on ne peut pas le qualifier d’ingrat. Nous devons tous l’accompagner à hisser le drapeau national encore plus haut dans le concert des grandes nations. Je vois des changements notoires dans son attitude, il continue d’apprendre, et aura l’opportunité de revenir dans le bon sens de la marche. Cela se fera avec le temps. Je ne veux pas qu’il soit perturbé dans sa carrière. La courtoisie reviendra entre les deux. J’en suis certain, et je promets. Je déplore la légèreté avec laquelle les Camerounais se précipitent à diviser deux frères qui mettent notre pays en lumière dans le monde », explique William Ernest Ndongo, porte parole du Conseil national des leaders des arts martiaux et sports de combats du Cameroun.
Il plaide aussi pour l’honneur de la nation. « Nous devons avoir une attitude d’apaisement au nom du Cameroun que nous voulons pour demain, et l’heritage que nous devons laisser à la postérité; une certitude non negociable est qu’il n’y aurait jamais eu de Francis Nganou sans Fernand Lopez. C’est un monsieur qui merite du respect , alors, un très grand respect, pour non seulement le genie de son cerveau, mais aussi tous les sacrifices mis à contribution de manière bénévole, au service de son pays », a-t-il poursuivi.
Il faut dire qu’après la séparation de Fernand Lopez et Francis Ngannou, « the Predator » a poursuivi sa carrière sous l’égide d’un autre coach et les résultats parlent d’eux-mêmes aujourd’hui. Mais pour William Ernest Ndongo, bien ingrat celui qui peut saluer les prouesses sportives de Francis Ngannou, sans reconnaitre le travail effectué par Fernand Lopez. « Une certitude, c’est que la trajectoire de Francis Ngannou n’aurait pas été la même sans rencontre avec le Camerounais Fernand Lopez », martèle le médiateur.
Owonyebe est au moins responsable de la détection de Francis Ngannou par l’UFC et ses 12 premières victoires en MMA, y compris 7 victoires à l’Ufc », souligne-t-il, avant de préciser que : « Oui, Francis Ngannou a manqué de soutenir son mentor, entraîneur et compatriote Fernand Lopez au moment où le monde entier posait la défaite de Francis sur ses seules épaules (Fernand Lopez Owonyebe). Cependant, Francis Ngannou reste un homme honnête et intègre.
Malgré le passage de la tempête, William Ernest Ndongo reste optimiste. Pour lui, le Cameroun doit continuer à faire entendre son nom à travers le monde. Eh pour y arriver, le fondateur de la Fédération camerounaise de taekwondo pense que booster les profils comme celui de Fernand Lopez est l’une des solutions clés pour que le Cameroun continue à produire les talents dans ce sport de combat, tel qu’il l’a fait avec le combattant camerounais le plus en vue de l’heure. » Il est donc capital de séduire le coach Fernand Lopez, pour qu’il regagne la motivation à prendre en charge le maximum de Camerounais dans son écurie, pour que nous n’ayons pas seulement un Francis, mais plusieurs et dans toutes les catégories de poids, sachant que la nature a gratifié notre pays d’un potentiel à l’état brut énorme », conclut-il.



