Zikéda Festival : Des artistes danseurs à l’honneur

La première édition du festival des danses et des musiques contemporaines s’est ouverte le 5 février dernier à Yaoundé.


Par Marielle Ongono


Annoncé en grande pompe il y a plusieurs jours, le Jalmik (conservatoire des arts d’Afrique situé au quartier Ekoumdoum à Yaoundé) a ouvert ses portes le 5 février dernier aux danseurs et musiciens. Il a été question de l’ouverture solennelle de la première édition du festival de danse et des musiques contemporaines (Festival Zikéda).

Les membres du comité d’organisation ont préparé cet événement à grands frais. De la décoration de la salle de spectacle aux invités de marque, le public a passé un moment agréable en compagnie des groupes de danses minutieusement sélectionnés.

Pour ce qui est de la première journée, les invités ont eu droit à un spectacle de danse d’Olivier Ngoundé, de deux spectacles de danse patrimoniale du groupe Ekang Immortel et Min’Art, et à la déambulation dans les rues principales d’Ekoumdoum.

« C’était une nouvelle création entre la nouvelle génération et l’ancienne génération. Au niveau de la danse, nous étions douze, quatre garçons, quatre filles et quatre de nos enfants. Pour ce soir, nous avons commencé par la danse Bafia, après le Bafia, c’était la pêche, exécutée par les femmes avec des chants de ralliement. Après, c’était la danse des calebasses, exécutée par les garçons. Après la danse des calebasses, c’était l’Ozila, toujours une danse de la région du Sud, exécutée par le collectif des danseurs. Après l’Ozila, nous avons exécuté la Joe Yaye, qui vient de l’Est Cameroun. Principalement exécutée par nos enfants », explique Camille Mouiche, membre du groupe Ekang Immortel.

Le groupe Min’Art constitué de huit danseurs, parmi lesquels trois femmes et cinq hommes, ont fait vibrer le public à travers le rythme assiko, sonorité traditionnelle du peuple bassa dans l’aire culturelle Sawa.

La matérialisation de ce projet est le fruit de Thierry Zo’Okomo. En effet, il est question de promouvoir le patrimoine artistique des quatre aires culturelles du Cameroun. « Ce qui nous a motivés, c’est que plusieurs personnes sont détachées de nos valeurs culturelles et sociales. Il faut que la population aux alentours, le Cameroun et l’Afrique centrale en particulier doivent se ressourcer et apprendre de leurs cultures. Ça ne va pas s’arrêter au festival, on va continuer le travail après le festival. Jalmik sera un centre des valeurs culturelles et sociales », souligne-t-il.

La soirée s’est clôturée au clair de lune et les groupes Ekang Immortel et Min’Art ont une fois de plus assuré l’animation.