Recrutement spécial : Quels ont été les critères de sélection ?

Un collectif réclame une liste additive après la publication, le 04 février dernier, des nouveaux enseignants qui devront prendre service dans les universités de Bertoua, Ebolowa et Garoua.


Par Arnaud Kuipo


Ils ne veulent pas manquer cette opportunité de figurer dans la liste des nouveaux enseignants retenus dans le cadre de la deuxième phase du recrutement spécial instruit par le chef de l’Etat. Il s’agit de certains candidats ayant postulé dans le cadre du recrutement spécial dans les universités de Bertoua, Ebolowa et Garoua ces dernier sont regroupés au sein du Collectif des titulaires du doctorat/Ph.D originaires du Grand-Nord (Cotidograno). Non retenus dans la liste rendue publique le 04 février dernier dans le communiqué du secrétaire général des services du Premier ministre (Sgpm), ils réclament une liste additive. Ils l’ont fait savoir dans une lettre adressée au sous-préfet de Ngaoundéré 1er où ils envisagent « une marche pacifique (…) pour exprimer la profonde et douloureuse indignation de la jeunesse du Grand-Nord Cameroun et des titulaires du doctorat Ph.D sans emploi, outrancièrement choqués, clochardisés ».

En effet, d’après ce collectif, les résultats rendus publics « renferment d’injustices sociales inacceptables sans tenir compte de la discrimination positive. (…) Pire encore, des candidats ayant juste soutenu leurs thèses deux jours (02) avant la fermeture du dossier sont recrutés au détriment des candidats qui ont soutenu leur thèse il y a de cela cinq (05) ans. Comme si cela ne suffisait pas, ils ont choisi de galvauder et de fouler au pied le principe supérieur et sacrosaint de l’équilibre régional ». C’est ainsi que ces jeunes prévoient effectuer leur marche le 21 février prochain dans la ville de Ngaoundéré avec pour point de chute les services du gouverneur. 

Quant aux critères de sélection des 150 nouveaux enseignants, les démarches devant nous permettre de les obtenir ont été infructueuses. Au ministère de l’Enseignement supérieur (Minesup), dont le ministre a, d’après le communiqué du Sgpm, coordonné cette deuxième phase de l’opération de recrutement spécial, l’on est resté muet sur la question.

Bon à savoir, le communiqué du 04 février du Sgpm indique que les chefs des universités concernées et le ministre d’Etat, Minesup, « conduiront, chacun en ce qui le concerne, les diligences relatives à la formalisation de la relation de travail et à la prise de service effective des candidats retenus, non sans avoir procédé préalablement à la vérification des informations initialement déclarées par ceux-ci sur leur statut d’agent public ».