Le président de la République Paul Biya a soumis le projet de loi y relatif hier vendredi au Parlement. Une des retombées du Sommet Russie – Afrique tenu à Saint-Pétersbourg en juillet 2023.
Par Cyril Essissima

Le Sommet Russie – Afrique continue de porter ses fruits pour le gouvernement camerounais. Vendredi 24 novembre 2023, l’Assemblée nationale du Cameroun a reçu du président de la République le projet de loi l’autorisant à ratifier l’Accord entre le gouvernement de la République du Cameroun et le gouvernement de la Fédération de Russie, relatif à la suppression réciproque de l’obligation de visa pour les détenteurs de passeports
diplomatiques ou de service, signé le 27 juillet 2023 à Saint-Pétersbourg. Les deux chefs d’État Paul Biya et Vladimir Poutine avaient alors eu un tête-à-tête marge du Sommet.
Conclu pour une durée indéterminée, cet Accord « matérialise la volonté des
parties à approfondir leur amitié et leur coopération, par des aménagements plus
souples facilitant le déplacement mutuel de leurs ressortissants titulaires de passeports
diplomatique ou de service en cours de validité », justifie l’exposé des motifs.
De manière concrète, les ressortissants des Etats de l’une des parties, détenteurs
desdits litres de déplacement auront « le droit d’entrer sur le territoire de l’autre partie, d’y séjourner, d’y transiter et d’en sortir, sans obligation de visa pour une durée maximale de 90 jours à compter de la date d’entrée ». Le personnel diplomatique et consulaire affecté sur le territoire de l’autre Etat bénéficieront également des « facilités similaires ».
Toutefois, l’exemption de visa est sans incidence sur la capacité dune des Parties à déclarer non grata les détenteurs des titres susvisés, qui demeurent du reste astreint au respect de la législation de l’État d’accueil pendant toute la durée de lour séjour.
Par ce projet de loi, le président Paul Biya réaffirme la volonté mutuelle du Cameroun et de la Russie à diversifier et à optimiser leur coopération. La ratification dudit Accord « permettrait de fluidifier les rencontres et les échanges entre les
officiels des deux Etats d’élargir la carte géographique des pays avec lesquels le
Cameroun dispose d’accords similaires », conclut l’exposé des motifs.



