Fichier électoral : La publication de la liste nationale annoncée au plus tard le 30 décembre

Le Dg d’Elecam s’est exprimé sur la question le 24 octobre, tout en invitant les citoyens inscrits à consulter les listes provisoires dans leurs lieux de résidence afin de corriger les erreurs éventuelles.


Par Cyril Essissima


Les allusions du directeur général d’Elections Cameroon (Elecam) ont bien été comprises le 24 octobre 2024, s’agissant des listes électorales. Erik Essousse a tenu un point de presse au siège de l’institution à Yaoundé. Tout porte à croire qu’il répondait aux multiples critiques de certains leaders de partis politiques relativement au toilettage du fichier. Erik Essousse a semblé plutôt satisfait du processus de révision des listes électorales du 1er janvier au 31 août, ainsi que le travail abattu par les commissions constituées pour le toilettage.

« Durant cette période, ces commissions ont procédé et participé activement aux opérations d’inscription, de modification, de correction, de transfert et de radiation », a-t-il déclaré. Des pratiques conformes à la loi, comme le rappelle le Dg d’Elecam. « Au terme de ces opérations le 31 août de chaque année, le fichier électoral fait l’objet d’un traitement qui porte notamment sur la prise en compte des mises à jour et informations collectées sur le terrain; et le dédoublonnage qui permet d’éliminer les inscriptions multiples. A l’issue de ce travail méticuleux, les listes électorales provisoires correspondant aux démembrements communaux concernés, sont affichées au plus tard le 20 octobre ».

Erik Essousse est bien conscient que tout n’est pas parfait. Aussi, invite-t-il les citoyens inscrits, vivant au Cameroun ou à l’étranger, à consulter les listes provisoires dans leurs lieux de résidence pour signaler et corriger les erreurs éventuelles. « Nous invitons les partis politiques et les électeurs à se rendre dans les antennes communales d’Elecam, aux ambassades et postes consulaires du Cameroun à l’étranger, au plus tard le 10 novembre prochain, pour consulter ces listes ; et en cas d’irrégularités ou d’omissions constatées, saisir la commission de révision ou le cas échéant la commission départementale de supervision compétente, pour procéder aux opérations rectificatives, en prélude à la publication de la liste électorale nationale au plus tard le 30 décembre », annonce-t-il.

Erik Essousse, le Dg d’Elecam assisté du Dg adjoint, face aux journalistes.

Parlant d’irrégularités, le Dg d’Elecam fait savoir qu’elles peuvent être de nature biographique et biométrique. « Par éléments biographiques, on entend les noms, prénoms, date et lieu de naissance, auxquels on associe la profession, le domicile ou la résidence de chaque électeur; et par éléments biométriques les empreintes digitales et la photo de l’électeur. Ces différents éléments servent à différencier chaque électeur dans le processus du traitement du fichier électoral, pour le rendre crédible et fiable », explique-t-il.

Erik Essousse s’est autorisé une estocade à l’endroit des acteurs politiques qui émettent des réserves quant à la bonne foi et la sincérité d’Elecam.  « Les professionnels de la polémique feraient mieux de respecter la loi et de faire les requêtes auprès des commissions de révision des listes électorales au lieu d’écumer les médias de récriminations infondées », a-t-il lancé.
Parmi les critiques véhémentes formulées contre Elecam, le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), Maurice Kamto, est celui qui pilonne le plus. Sa dernière sortie date du 22 octobre, dans laquelle il accuse le Dg d’Elecam d’avoir amputé les démembrements départementaux de 120 000 électeurs au motif « d’absence d’empreintes biographiques ».