Journée internationale de l’alphabétisation : Quand le Cameroun  respire, l’Unesco vit

Le Cameroun  a été choisi parmi les 194 membres et 12 membres associés dans le monde, pour célébrer ces 9 et 10 septembre, l’édition 2024 de cette journée.


Par Alain Ndanga


 

La capitale camerounaise, Yaoundé, est parée pour abriter l’édition 2024 de la Journée internationale de l’alphabétisation, qui se célèbre chaque 8 septembre, et ce, depuis 1967. Cette année, la Jia se célèbre sur le thème « Promouvoir l’éducation multilingue : l’alphabétisation pour la compréhension mutuelle et la paix ». La célébration mondiale se tiendra ces 9 et 10 septembre. Elle comprendra une conférence mondiale, la cérémonie de remise des Prix internationaux de l’alphabétisation de l’Unesco, et des événements parallèles, tels que la réunion annuelle de l’Alliance mondiale de l’alphabétisation dans le cadre de l’apprentissage tout au long de la vie (Gal) et les réunions de la Recherche-action sur la mesure de l’alphabétisation et l’éducation alternative (Ramaed), et le Réseau mondial Unesco des villes apprenantes (Gnlc). Ce sera également l’occasion pour l’organisation, de mettre en lumière l’agenda de l’alphabétisation au Cameroun et en Afrique dans le contexte de l’Année de l’éducation de l’Union africaine et au-delà.

Les maîtres d’œuvres de la célébration de la Jia 2024.

Audrey Azoulay

Pour faire de cette célébration un événement sans précédent, le Cameroun à travers des institutions, chacune en ce qui la concerne met les petits plats dans les grands ; d’abord pour que le séjour de la directrice générale de l’Organisation desNations uniespourl’Éducation, la Science et la Culture (Unesco), Audrey Azoulay, soit mémorable ; mais bien plus que le Cameroun inspire les prochaines nations devant abriter la prochaine édition.

Dans cette mouvance, le ministre des Arts et de la Culture (Minac), Pierre Ismaël Bidoung Mpkwatt, en présence de l’ambassadeur du Cameroun en France,André-Magnus Ekoumou, par ailleurs délégué permanent du Cameroun à l’Unesco ; a présidé hier 5 septembre à la Salle des convivialités du Musée national, le point des préparatifs de l’arrivée de la directrice générale. Les échanges ont tourné sur le programme des activités culturelles et artistiques greffées à cet événement. Le Minac a insisté sur le fait que les parties impliquées doivent s’activer avec sursaut patriotique afin que cet événement soit une réussite et qu’aucune fausse note ne sera tolérée. L’ambassadeur a quant à lui déclaré qu’il compte sur le savoir-faire des Camerounais en termes d’organisation et de créativité. Les réunions pour les derniers réglages sont prévues ce jour et demain.

Un concours en direction des déplacés internes et victimes des aléas incompatibles à leur âge est organisé dans quatre expressions artistiques : peinture, musique, théâtre et danse. Les jurés constitués des coordonnateurs nationaux des pôles artistiques et culturels ont été présentés à la réunion préparatoire. Ils entrent en scène aujourd’hui pour évaluer les jeunes artistes. Le Minac a recommandé de faire des choix objectifs avec mission d’humaniser le monde.

Certificat du Nguon

Ce sera selon le ministre une occasion historique. L’objectif de ce projet étant d’atténuer les crises et de prévenir les tensions et le conflits violents entre les jeunes déplacés et les jeunes des communautés d’accueil à travers la culture, en aménageant un espace multiculturel et multilinguistique qui respecte pleinement la diversité culturelle et linguistique des populations qui partagent un même espace, géographique du fait des conflits. Quatre résidences créatives ont été organisées pour 160 jeunes par des professionnels des arts sous l’encadrement des délégués régionaux des Arts et de la Culture de l’Ouest et du Littoral.

Les équipes en compétition opposent l’équipe régionale de l’Ouest à celle du Littoral. Chaque délégation étant composée chacune de 25 jeunes et de six encadreurs et facilitateurs. Le Minac indique pendant la réunion qu’un comité ministériel a été mis en place, « toutes les commissions sont à pied d’œuvre pour la mobilisation, des moyens techniques et humains devant contribuer au succès total de l’évènement que nous préparons ».

L’autre temps fort sera la remise par la directrice générale de l’Unesco du certificat du Nguon dans l’inscription du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.