Journalistes, artistes, hommes de culture se sont retrouvés à Yaoundé, le 30 août dernier pour rendre un « hommage mérité » au directeur de l’Ifc, arrivé en fin de mission au Cameroun.
Par Alain Ndanga
Institut français du Cameroun (Ifc), antenne de Yaoundé. Le 30 août dernier, aux encablures de 16 heures, la médiathèque est comble. Un roll up présente une photo géante de Yann Lorvo, tenant le micro et s’adressant à un auditoire dont lui seul détenait les techniques de l’art oratoire, avec une rhétorique particulière, et empreinte de comédie.
Des journalistes, artistes de tout bord, hommes de cultures, venus de plusieurs villes du Cameroun, rendent hommage au directeur de l’Ifc, Yann Lorvo, par ailleurs conseiller de coopération et d’action culturelle (Cocac), arrivé en fin de mission après quatre ans de travail « exemplaire » de valorisation et de promotion de la culture camerounaise.

La disposition des chaises donne la forme de la lettre U à la salle. Un espace est laissé au milieu, qui tient lieu de podium où les artistes performeront. Le dramaturge, poète et metteur en scène, Kouam Tawa, maître d’œuvre de cette organisation, jette dans l’arène, conteurs, comédiens, musiciens, danseurs, entre autres. Que de belles prestations qui ont duré plus de deux heures d’horloge. « Et le public a été tenu en haleine et s’en est délecté. Ces artistes ont su retourner à travers leur génie créateur, retourné l’ascenseur à Yann », a réagi un spectateur. L’on retient de ces prestations, la One man show de la danseuse Fanny, qui au bord des larmes, arrivait tout de même à danser avant de se jeter chaque fois dans les bras de Yann qui est comme un père pour elle. Le public a vécu la représentation d’une partie de la pièce de théâtre, Ionesco suite, mise en scène par le directeur du théâtre de la ville de Paris, Emmanuel Demarcy Mota ; et représentée par des comédiens camerounais présents à Focus Cameroun 3 (Ousmane Sali, Basseek Fils, Amadou Bouna, Diallo Aïcha, Félicité Asseh).
A l’heure des témoignages, l’hommage se transforme en festival de la parole. C’est tout le monde qui est venu au centre de la salle, dire avec ses propres mots comment Yann Lorvo l’a marqué. Ainsi, Basseck Ba Kobhio, G-Laurentine Assiga, les Mariannes, Jean Claude Awono, le personnel de l’Ifc de Yaoundé, de Douala et de l’Alliance franco camerounaise de Dschang et bien d’autres personnes délient la langue. Yann a quant à lui remercié et reconnu la « belle collaboration » qu’il y a eu entre les artistes camerounais et lui, mais aussi avec des promoteurs culturels, avec qui, il a montré aux yeux du monde la vitalité de la culture au Cameroun. Cette marque de reconnaissance s’est manifestée par des présents qui ont été remis au Cocac qui quitte le Cameroun de corps mais qui restera en esprit dans le cœur des artistes, et sa magie les inspirera à jamais.



