Olivia Ngou : « Le projet va renforcer l’accès équitable aux services de prévention et de traitement »

La directrice exécutive d’Impact santé Afrique parle de l’importance du projet « Équité Accès Palu», lancé le 8 décembre dernier à Yaoundé.



Par Guy Martial Tchinda



Impact santé Afrique a procédé le 8 décembre dernier au lancement du projet « Équité Accès Palu». Qu’apporte ce nouveau projet dans la lutte contre le paludisme au Cameroun ?
Le projet est une initiative de la société civile en collaboration avec le programme national de lutte contre le paludisme. Il est financé par l’initiative et expertise France et vise à renforcer l’engagement de la communauté et de la société civile à lutter contre le paludisme, afin de s’assurer que les communautés et spécialement les groupes vulnérables ont un accès équitable aux services de soins contre le paludisme. Ceci en termes de prévention avec l’utilisation des moustiquaires imprégnées d’insecticide, mais aussi en termes de traitements. L’idée c’est de réduire le nombre de cas de paludisme au Cameroun, et pour cela, nous allons travailler en étroite collaboration avec le Programme national de lutte contre le paludisme.


Quelles sont les zones d’intervention de ce projet ?
Le projet sera mené à l’Extrême-Nord, à l’Ouest et à l’Est. Concrètement, sur le terrain, les organisations de la société civile partenaires seront les leaders du projet au niveau régional et elles vont travailler en étroite collaboration avec les autorités locales pour s’assurer que les communautés ont accès aux services de prévention, de diagnostic et de traitement du paludisme ; et pour remonter tous besoins des communautés. Elles vont également s’assurer que les bons messages sont transmis à la communauté, le paludisme étant une maladie qu’on peut prévenir et guérir.


En parlant de prévention, votre projet est lancé juste quelques semaines après la réception des vaccins antibiotiques par le Cameroun. Comment appréciez-vous ces vaccins ?
Nous saluons les efforts du ministère de la Santé publique qui ont abouti à la réception de ces premiers vaccins. Nous espérons passer des messages corrects aux communautés pour l’adhésion à ces vaccins qui vont prévenir les décès liés au paludisme, surtout pour les enfants qui sont les plus vulnérables.