L’Observatoire de développement sociétal reproche aux entreprises Congelcam Sa, Sabc et Ubc de ne pas respecter la norme et règlementation en vigueur.

Par Rebara Habra
Après les multiples audiences au tribunal de première instance de Yaoundé-centre administratif, dans l’affaire l’opposant à la société Congelcam Sa, l’Observatoire de développement sociétal a décidé de saisir, cette fois, le président du tribunal de grande instance du Mfoundi.
En objet de sa requête : la suspension provisoire de la commercialisation et distribution des produits alimentaires des sociétés Congelcam Sa, la Société anonyme des boissons du Cameroun (Sabc) et l’Union camerounaise des brasseries du Cameroun (Ucb). « L’Ods a constaté, après investigations, que ces structures distribuent et commercialisent des produits alimentaires sans autorisation de mise en consommation humaine délivrée par le ministère de la Santé publique(Minsanté) ».
Pour les mêmes raisons, l’Ods avait introduit une requête en août dernier, auprès du tribunal de première instance du Mfoundi, pour solliciter la suspension des activités « illicites » de la société Congelcam Sa. Seulement, après plus de quatre audiences de confrontations, le juge s’est déclaré incompétent à connaître de cette affaire. Pour le coordonnateur général de l’Ods qui s’est adressé à la presse le 1er décembre, « il y a une violation des dispositions de la loi n°2018/020 du 11 décembre 2018, portant loi-cadre sur la sécurité sanitaire des aliments », a déclaré Lilian Koulou Engoulou. L’Ods estime que, les entreprises sus évoquées ne disposent pas de certificat de conformité comme le prévoit « la réglementation nationale en vigueur et les normes internationales en la matière. Notamment, les normes Codex relatives à la sécurité des aliments auxquelles le Cameroun a souscrit », a rappelé le coordonnateur général.
Avec un nouvel avocat, l’Ods espère pouvoir atteindre sa mission régalienne qu’est la protection du consommateur. « La question de sanctions auxquelles s’exposent les contrevenants revient à la justice. Voilà pourquoi nous saisissons le président du tribunal de grande instance qui me semble compétent pour cette affaire. Nous allons mener le dossier aux fins d’obtenir le résultat normal », a martelé Me Yannick Nkengue, chargé de cours à l’Université de Bertoua. Toutefois, il y a lieu de signaler que, selon l’Organisation mondiale de la santé (Oms), la consommation des produits alimentaire comme le poisson avarié, expose le consommateur à diverses maladies, les crises cardiaques notamment.



