C’est l’objet d’une série de conventions signées le 22 juillet dernier, entre le ministère de la Jeunesse et de l’Éducation civique et certains partenaires.
Par Hermine Mekou
Le ministre de la Jeunesse et de l’Éducation civique (Minec), Mounouna Foutsou, a signé le 22 juillet dernier à Nkolnda dans la Mefou et Afamba, région du Centre, une série de conventions avec l’Agence des normes et de la qualité (Anor), la African Development Crédit (ADEC), la Concentration nationale des organisations paysannes au Cameroun et l’Ecole pratique d’agriculture de Binguela. Ces conventions visent la promotion de l’autonomisation socio-économique des jeunes dans les métiers de la boulangerie-pâtisserie à base de la matière première locale. L’accord implique la sélection, par appel à candidatures, de six jeunes par département, dont au moins deux filles et deux garçons sur l’ensemble des 58 départements que compte le pays. Ce qui fait 348 jeunes à former pendant trois ans. Ce sont désormais 60 nouveaux visages de la cuvée 2026 sur les 348 sélectionnés et outillés mis sur le terrain de la pratique. Le Centre national Reamorce de Nkolnda a servi de cadre pour ce moment plein d’émotions, d’espoir et d’ambitions.
Selon le ministre de la Jeunesse et de l’Education civique, Mounouna Foutsou, l’ambition est de produire des farines locales dans un contexte où le Cameroun connaît une augmentation des prix des produits alimentaires . Le partenariat qui s’étend sur trois ans, dans un premier temps, s’inscrit dans le cadre du Plan spécial triennal jeunes, avec pour objectif d’encourager l’auto-emploi et l’achat des produits Made in Cameroon. L’un des objectifs de ce projet est de promouvoir l’ autonomisation socio-économique des jeunes formés à travers l’installation des incubateurs de boulangerie dans les centres multifonctionnels de la promotion des jeunes dans le secteur de la boulangerie-pâtisserie. « Il faut noter également que les boulangeries sont des entreprises qui produisent des aliments de surface à la portée de tout le monde. Il faut désormais que nos surfaces aient des produits hautement enrichis grâce à ces nouveaux aliments qui seront transformés localement sans plus compter totalement sur l’importation. Nous comptons sur vous, car vous êtes désormais des Lions indomptables de la pâtisserie camerounaise », a souhaité le Minjec.



