4e Recensement général : Le taux de couverture inférieur à 60 %

D’après les données du Comité technique des activités mutualisées, réuni le 24 juillet dernier à Yaoundé, plusieurs zones affichent des résultats jugés préoccupants.

Par Michel Enony

Le temps presse. À quatre jours de l’échéance fixée pour la clôture du 4e Recensement général de la population et de l’habitat, mené de pair avec le Recensement de l’agriculture et de l’élevage (4Rgph-Rgae), le Comité technique des activités mutualisées a tenu, le 24 juillet dernier à Yaoundé, sa 15e session, consacrée à l’évaluation des opérations de dénombrement.

À ce jour, la couverture nationale atteint un taux estimé inférieur à 60 %. Alors que la fin du processus est programmée pour le vendredi 31 juillet, le Comité a livré les premiers résultats, provisoires. « Les principaux défis restent liés à la persistance des ménages absents lors des premiers passages, à l’existence des populations encore résistantes dans certaines localités, aux difficultés d’accès à certaines zones, ainsi qu’aux contraintes logistiques rencontrées sur le terrain », a tenté de justifier Jean Tchoffo, président du Comité technique.

Depuis trois mois, plus de 33 000 agents recenseurs demeurent mobilisés sur le terrain. D’après les informations communiquées par le Comité, « si les résultats obtenus sont jugés satisfaisants dans plusieurs zones, des disparités persistent, notamment dans les départements du Wouri et du Mfoundi, où les performances restent en deçà des objectifs. » Le comité a donc réaffirmé la nécessité d’intensifier les opérations de « ratissage » pour atteindre les ménages encore non enquêtés. « À l’entame de la dernière semaine de collecte, les équipes doivent demeurer pleinement mobilisées pour achever les opérations dans les délais. Toutes les dispositions doivent être prises afin d’assurer une couverture complète du territoire national, conformément aux normes internationales et africaines », a recommandé le Comité.

Des arbitrages s’imposent afin de rattraper le retard accumulé : le règlement des arriérés et des écarts de rémunération des enquêteurs et superviseurs. Les détenteurs d’un quitus de paiement passeront à la caisse dès ce lundi. Ces mesures constituent des conditions préalables à la réussite de cette ultime phase. Le comité a exigé un apurement rapide pour préserver la motivation des équipes déployées sur le terrain. Selon les propos rapportés par Tatiana Matip, membre du Comité technique, représentante de l’association des cinéastes et membre de la société civile, « Il a été formellement confirmé que les fonds nécessaires au règlement des arriérés sont disponibles, de même que l’enveloppe de 4 milliards Fcfa allouée pour financer le prolongement des opérations

Reste à savoir si, dans le temps imparti, les 40 % du dénombrement encore à réaliser pourront être achevés en si peu de jours. Une nouvelle prolongation, si elle était envisagée, constituerait une épreuve supplémentaire, voire une catastrophe. Une autre session du Comité technique est prévue vendredi prochain.