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L’homme qui préside aux destinées de la Ctsc depuis le 13 juin dernier entend rompre avec les
méthodes du passé.
Par Wamba Sop
Agé de 56 ans, Célestin Bama Synguima, récemment porté à la présidence de la Confédération syndicale des travailleurs du Cameroun (Cstc), affiche un parcours des plus costauds dans le combat syndical. Il a été tour à tour, délégué du personnel pendant huit mandats, secrétaire administratif pendant dix ans au Syndicat départemental des travailleurs agricoles de la Haute Sanaga. Ce n’est pas tout. Il a été secrétaire à l’organisation à la Fédération nationale de l’agriculture, de la pêche et de l’élevage pendant cinq ans, secrétaire général à la Fédération nationale des travailleurs de l’agriculture, pêche et élevage du Cameroun pendant dix ans, secrétaire confédéral adjoint à la communication au bureau confédéral de la Cstc pendant cinq ans. Sans oublier qu’il a été également secrétaire confédéral à la l’organisation à la Cstc pendant cinq ans, secrétaire général de la Cstc pendant cinq ans.
Cet animateur mondial (Global Facilitator) pour les formations en droit du travail à Actrav-Turin en Italie, aura notamment autour de lui comme secrétaire général, Charles Nitcheu Walla, et comme trésorier, Prosper Aimé Essomba. Le nouveau président n’ignore pas que c’est un travail de fourmi qui les attend, son équipe et lui, avec des défis à relever. « Le département des affaires juridiques doit être mis sur pied, constituer et former des juristes, parce que nous avons des défaillances dans le suivi des dossiers des travailleurs. Ce département juridique est impératif. Dorénavant, la Cstc doit présenter un nouveau visage. Nous devons inciter les camarades à cotiser. Ils ne le faisaient plus, parce qu’ils ne voyaient pas où allait leur argent.
Nous devons reconquérir les 600 délégués et bien plus », plaide Célestin Bama.



