La ministre chargée du Contrôle supérieur de l’État (Consupe) l’a rappelé à Garoua, à
l’ouverture d’un atelier de renforcement des capacités destiné aux ordonnateurs et
gestionnaires de crédits publics.
Par Jacques Kaldaoussa
Pour justifier la nécessité de cette formation destinée aux ordonnateurs et gestionnaires de crédits publics issus d’une vingtaine de départements ministériels des régions septentrionales et de l’Est, la ministre Mbah Acha Fomundam a posé un diagnostic clair : la maîtrise insuffisante des procédures par certains services déconcentrés de l’État.
En ouvrant les travaux, le membre du gouvernement a précisé l’objectif de cette session : « sensibiliser les participants au cadre juridique, normatif et institutionnel régissant les
irrégularités, les fautes de gestion et les préjudices financiers qui en découlent». Il s’agit également, a-t-elle indiqué, de leur fournir « des outils méthodologiques et opérationnels leur
permettant de prévenir, d’identifier et de maîtriser les risques liés à l’exécution des opérations budgétaires, financières et patrimoniales ».
Une démarche en cohérence avec le thème retenu pour ce séminaire : « Notions d’irrégularités, de faute de gestion, de préjudice et de responsabilités pour faute de gestion ». Plusieurs
communications ont été présentées, suivies d’échanges visant à renforcer la compréhension
des participants sur ces problématiques. « Au-delà de l’acquisition des connaissances techniques, cet atelier entend promouvoir une meilleure appropriation des principes de bonne gouvernance, de transparence, de redevabilité et de responsabilité dans la gestion des ressources publiques », a souligné la ministre.
Prévenir les erreurs de gestion
Du côté des participants, cette session est perçue comme une opportunité de mise à niveau. « C’est une formation en renforcement des capacités qui vient nous donner les clés pour éviter
les nombreux pièges auxquels nous sommes confrontés dans l’ordonnancement et la gestion des finances publiques, notamment ceux liés aux fautes de gestion qui deviennent récurrentes
dans nos administrations », a témoigné un participant venu de la région de l’Est. Cette remise à niveau permettra également aux gestionnaires de crédits de mieux s’adapter aux nouvelles exigences introduites par la loi de finances de l’exercice 2026.



