Plusieurs établissements scolaires de Yaoundé offrent ces activités scolaires qui permettent aux élèves de se frotter aux leçons de leurs prochaines classes.
Par Hawa Ali (Stagiaire)
« J’ai très mal travaillé l’année dernière et ma mère était fâchée contre moi. Donc cette année, je dois me donner à fond pour réussir et redonner de l’espoir à ma mère ». Ces propos sont de Paul, élève admis en classe de seconde A4 au collège moderne bilingue Le Savoir Plus. Dans la matinée du 21 juillet dernier, Paul et ses camarades traitent un sujet de dissertation littéraire. Cette activité s’inscrit dans le cadre des cours de vacances lancés la veille dans cet établissement de Yaoundé 7e. Plusieurs salles de classe accueillent des apprenants des sous-systèmes francophone et anglophone. Deux, cinq, environ 15 sont quelques effectifs enregistrés en cette matinée.
Plus loin au collège privé bilingue Montesquieu, les cours de vacances ont démarré le lundi 13 juillet. Les apprenants sont presque tous partis à notre arrivée ce 15 juillet. Près du portail, l’une des élèves, encore dans l’attente de son résultat au probatoire, dit faire ces cours à contre-cœur. C’est sa maman qui l’y oblige. Rien à voir avec la motivation de Marie Louise, également dans l’attente de son résultat au probatoire. Apprenante au collège La Retraite, elle se dit plus disposée à suivre ces activités scolaires. « Je fais les cours en vue de me préparer pour la terminale, au cas où je valide mon examen », confie-t-elle.
Plusieurs parents voient dans ces cours de vacances un moyen de maintenir leurs enfants dans une routine scolaire. « Mon fils a commencé les cours ce lundi (le 13 juillet, ndlr) pour ne pas perdre son niveau. Il joue beaucoup, mais il est quand même très brillant », témoigne Housseni rencontré près du collège La Retraite.
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En effet, l’organisation de ces cours varie d’un établissement à l’autre. Au collège privé bilingue Montesquieu, l’on apprend que l’initiative n’émane pas directement de l’établissement, mais des enseignants. « C’est avec le consentement du chef d’établissement que les enseignants s’organisent », explique le principal, Pierre Emmanuel Bamseck, qui précise que les frais d’inscription s’élèvent à 10 000 Fcfa. Ici, les apprenants auront cinq semaines pour se plonger dans les études avant le début de l’année scolaire 2026/2027. De lundi à vendredi, ils sont attendus de 8 h à 12 h 30, soit 30 minutes de plus qu’au collège moderne bilingue Le Savoir Plus.
En effet, ces programmes scolaires ne concernent pas que les établissements secondaires. Même les tout-petits de l’éducation de base sont concernés. Plutôt que de jouer à longueur de journée, plusieurs passent leur matinée à l’école. Toute chose censée contribuer à produire de bons résultats à l’issue de l’année scolaire prochaine.



