Lycée technique de Nsam : Onze élèves devant le conseil de discipline

Après la mort d’un élève et les violences qui ont suivi dans cet établissement, onze élèves sont convoqués, avec leurs parents, devant un conseil de discipline extraordinaire ce lundi 26 octobre 2026.

Rebara Habra

Vers une vague d’exclusions massives

Au Lycée technique bilingue de Nsam, à Yaoundé, les suites de l’accident mortel survenu le mercredi 21 octobre 2026 continuent de secouer l’établissement. Dans une convocation adressée à un dizaine d’élèves et à leurs parents, la proviseure annonce la tenue d’un conseil de discipline extraordinaire, ce lundi 26 octobre, au sein du lycée. Onze élèves sont concernés.

Selon l’administration, « l’accident s’est produit aux environs de 7 h 30. Trois élèves circulant sur une même moto ont été impliqués dans une collision avec un camion de vidange. Le choc a coûté la vie à Feudjio Kitio Junior Cabrel, élève en classe de première F3-A.» La nouvelle de son décès, une fois parvenue dans l’établissement, a provoqué un mouvement d’humeur. D’abord passif, celui-ci a ensuite dégénéré en violences.

L’administration rapporte que des élèves ont été interpellés par les forces de maintien de l’ordre du commissariat central n° 3. À l’en croire, ceux-ci se livraient, à des destructions de biens de l’établissement et du véhicule de la responsable du lycée. Ils sont également accusés d’avoir incité leurs camarades à la rébellion.

Parmi les faits consignés dans le document publié par l’établissement figure le cas de Ba Dawa Alifa, que l’administration affirme avoir été interpellé en possession de plusieurs appareils provenant de la salle d’intelligence artificielle. Nsangou Moluh Mohamed est, pour sa part, décrit comme particulièrement actif et violent lors des incidents. Quant à Asset Enogo Archange Chrit, présenté comme l’ancien président de la coopérative scolaire pour l’année 2025-2026, il est désigné par la proviseure comme l’un des principaux instigateurs des violences.

Les griefs retenus contre les élèves portent notamment sur l’incitation à la rébellion, les violences et la destruction de biens. Les faits reprochés à chacun devront être examinés dans le cadre de cette procédure disciplinaire.

La convocation concerne également Kouotou Youssouf, Olomo Ferdinand, Eloundou Essama, Benoît Carlin, Eboutou Ndemba Teddy, Ambe Amougou, Owona Owona Atangana et Chembang Geranold. Tous sont appelés à comparaître devant le conseil, accompagnés de leurs parents.

Au-delà des sanctions qui pourraient être envisagées, cette procédure intervient dans un établissement encore marqué par la mort d’un des siens et les scènes de violence qui ont suivi. Reste à déterminer les responsabilités individuelles dans les dégradations dénoncées par l’administration.