Du 21 au 23 octobre 2026 au palais des Congrès de Yaoundé, la Confejes renforce les capacités des bénéficiaires de son programme de promotion de l’entrepreneuriat des jeunes.
Lorine Claudia Agnang

L’opportunité était à saisir. Louise, originaire du Septentrion, se consacre au quotidien à la transformation du manioc en produits dérivés comme la farine ou les biscuits. Sur les réseaux sociaux, elle est tombée sur un appel à candidatures de la Conférence des ministres de la jeunesse et des sports de la Francophonie (Confejes). L’institution souhaite apporter un appui financier à des femmes entrepreneures camerounaises au cours du salon de l’entrepreneuriat féminin agri-numérique prévu du 21 au 23 octobre 2026. Elle a fait acte de candidature et figure parmi les 100 femmes retenues sur les 152 dossiers reçus pour prendre part à ce regroupement qui s’est ouvert mercredi dernier, au palais des Congrès de Yaoundé.
À proximité de la salle des travaux, les participantes exposent sous leurs tentes leur savoir-faire : produits dérivés du gingembre, charbon écologique, boissons alcoolisées, huiles de palmiste noires et blanches, entre autres. Pendant les trois jours du salon, ces participantes bénéficient d’un renforcement de capacités axé sur le modèle économique, la transformation agricole, la qualité, le packaging, l’accès au financement et la comptabilité simplifiée. Le dernier jour du salon, au terme de la présentation de leurs projets devant le jury, 10 lauréates seront distinguées et recevront des récompenses constituées d’un appui financier et d’équipements agricoles.
À en croire Louisette-Renée Thobi, sécrétaire générale de la Confejes, « L’une des missions de la Conférence des ministres de la jeunesse et des sports de la Francophonie est d’accompagner les politiques publiques nationales des 42 États et gouvernements membres, dont fait partie le Cameroun. Et l’une de ses missions repose sur l’insertion socio-économique, notamment à travers le programme de promotion de l’entrepreneuriat des jeunes qui est un programme où nous appuyons les jeunes au démarrage, c’est-à-dire, on met le pied à l’étrier et puis ils grandissent à travers les mécanismes d’accompagnement de leurs pays. C’est dans cette optique que nous avons pensé que la femme étant la mamelle nourricière de la communauté, il était important d’imaginer quelque chose aussi adaptée à l’environnement actuel, d’où l’idée d’un salon agri-numérique juste féminin au Cameroun ».



