À l’occasion du lancement des résultats de l’évaluation Pasec 2024, à Dakar, au Sénégal, le président en exercice de la Confemen, Laurent Serge Etoundi Ngoa, a plaidé pour grande contribution des États membres au financement de l’éducation et le renforcement de l’évaluation des apprentissages.
Rebara Habra

La Conférence des ministres de l’Éducation des États et gouvernements de la Francophonie (Confemen) entend renforcer l’engagement des États dans le développement de leurs systèmes éducatifs. C’est le message porté par son président en exercice, Laurent Serge Etoundi Ngoa, à l’occasion du lancement international des résultats de l’évaluation Pasec 2024, organisé les 22 et 23 octobre 2026 à Dakar, au Sénégal.
Lors de la cérémonie officielle d’ouverture, le jeudi 22 octobre, en présence de Mary Teuw Niane, directeur de cabinet du président sénégalais Bassirou Diomaye Diakhar Faye, représentant personnel du chef de l’État, et du ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamaba Guirassy, le président en exercice de la Confemen a insisté sur la nécessité pour les États et les gouvernements de prendre en charge le financement de leurs politiques éducatives.
Reconnaissant le soutien des partenaires techniques et financiers, il a relevé la baisse tendancielle des financements internationaux consacrés à l’éducation. Pour lui, le financement de la Confemen et de son plan stratégique doit d’abord relever de la responsabilité des États membres. L’appui des partenaires extérieurs doit venir en complément des ressources mobilisées par les gouvernements.
Au-delà de la question des financements, Laurent Serge Etoundi Ngoa a invité les États à renforcer leur engagement en faveur des évaluations standardisées des apprentissages. « Les systèmes éducatifs africains ont besoin de données fiables et comparables pour mieux orienter leurs politiques, mesurer les acquis des élèves et adapter leurs interventions.»
Le président en exercice a également tenu à rappeler l’esprit dans lequel les résultats de l’évaluation Pasec 2024 doivent être interprétés. « La comparabilité des données ne vise pas à établir un classement entre les pays, mais à favoriser les échanges d’expériences et l’apprentissage mutuel. L’objectif est de permettre aux systèmes éducatifs de progresser ensemble, plutôt que de se juger les uns les autres.»
Contact
En marge de ces travaux, Laurent Serge Etoundi Ngoa s’est rendu au siège de la Confemen à Dakar. Accompagné du secrétaire général de l’institution, Abdel Rahamane Baba-Moussa, il a effectué une visite des locaux avant de tenir une réunion de prise de contact avec le personnel.
Cette rencontre lui a permis de saluer le travail accompli par les équipes et les résultats obtenus. Il les a encouragées à poursuivre leurs efforts, tout en les assurant de sa volonté d’œuvrer à l’amélioration de leurs conditions et de leur cadre de travail. Placées sous le leitmotiv « Apprendre ensemble, pour que chaque enfant apprenne mieux », les rencontres de Dakar s’achèvent ce vendredi 23 octobre.



