6 novembre 2024 : Le Rdpc et les Franckistes en rang serré à Bertoua

Au cours de la célébration des 42 ans de règne de Paul Biya, les plénipotentiaires du parti au pouvoir ont réservé une place de choix au Mouvement citoyen des Franckistes pour la paix et l’unité au Cameroun (Mcfp).


Par Sébastian Chi Elvido


La délégation du Mouvement citoyen des Franckistes pour la paix et l’unité au Cameroun (Mcfp) conduite par Stéphanie Daplouma, sa coordonnatrice régionale pour l’Est n’est pas passée inaperçue à la maison du parti Rdpc de Bertoua lors de la célébration des 42 ans de pouvoir de Paul Biya, le 06 novembre 2024. Ainsi, malgré la forte présence des militantes et militants des sections Lom-et-Djerem Sud 1 et 2 qui ont pris d’assaut la maison du parti, et la présence des partis politiques de la majorité présidentielle, le protocole a réussi à installer Stéphanie Daplouma au premier loge parmi les haut responsables du Rdpc.

Célébration du 6 novembre à Bertoua.

« Le Rdpc considère les Franckistes comme des sympathisants. Ils sont traités au même titre que les partis alliés », indique un membre du protocole local. Bien plus, Stéphanie Daplouma a pris un part actif à toutes les grandes séquences du meeting anniversaire au côté des haut responsables du Rdpc (coupure du gâteau anniversaire, marche de soutien à Paul Biya et remise de motion de soutien du président de la République au gouverneur de l’Est). « C’est pour marquer notre soutien à Franck Emmanuel Biya que nous avons choisi de suivre dans sa démarche pour accompagner le leader naturel du parti », a indiqué Stéphanie Daplouma.

Au-delà de la présence remarquable du Mcfp qui a suscité des curiosités, le meeting marquant les 42 ans de règne de Paul Biya a été marqué par des discours de « louange » au l’homme du 6 novembre 1982 et aux appels à sa candidature lors de la prochaine élection présidentielle prévue en octobre 2025. « Il est fastidieux d’énumérer les réalisations du président de la République en 42 dans la région de l’Est. Cependant, on peut constater de manière générale que le Cameroun est débout. Ici à l’Est en général on peut citer le projet Lom-Pangar, la route Ayos-Bonis, la création de l’université de Bertoua, le Centre hospitalier régional (Chr) et la création des plusieurs établissement scolaires car, les lycées dans le Lom-et-Djerem sont passés de 03 en 1982 à une trentaine à 2024 », a martelé Omer Solla Pitol, président de la section Lom-et-Djerem Sud 2. Néanmoins, les différents orateurs ont réclamé « la promotion des fils et filles du Lom-et-Djerem, et le recrutement de ceux-ci à l’université de Bertoua ».